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La Photographe Verte Articles

La Panure à moustaches mâle est-elle macho ?

panure à moustaches mâle (Panurus biarmicus) photographiée le 10 décembre 2025 à la réserve de Cudrefin dans la Grande Cariçaie sur les rives du Lac de Neuchâtel en Suisse
panure à moustaches mâle (Panurus biarmicus)

Sous ses airs très virils, se cache un mâle aux moeurs modernes. La Panure à moustaches (Panurus biarmicus) mâle participe autant que la femelle à la couvaison et aux soins des petits.

Le couple couve à tour de rôle les oeufs pendant 12 à 13 jours, puis nourrit les poussins une dizaine de jours

Et même une fois hors du nid, en parents attentifs, ils s’occupent des oisillons encore environ deux semaines.

Les roselières de grandes étendues sont les seuls habitats qui conviennent aux panures à moustaches.

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Le geai des chênes est un glandeur !

photographie ornithologique: geai des chênes (Garrulus glandarius) posé face à une fougère photographié le 23 novembre 2025 au conservatoire et jardin botanique de Genève en Suisse
geai des chênes (Garrulus glandarius)

Le Geai des chênes (Garrulus glandarius) est un glandeur, au sens premier du terme.

Cela ne signifie pas qu’il passe sa journée à ne rien faire. Au contraire, à partir de septembre, il passe son temps à aller chercher des glands et comme l’écureuil ou le casse-noix, il cache ses trésors.

Le Geai des chênes est un fin gourmet; il ne se contente pas du premier gland venu. Il les choisit avec soin, selon la grandeur, la qualité et la maturité. Il se soucie qu’ils soient exempts de parasites. Sa préférence va aux glands du chêne pédonculé.

Il a un régime alimentaire varié: il mange également des noix, châtaignes, larves et insectes. Au printemps, il lui arrive de manger les oeufs de passereaux, tels que ceux de la fauvette à tête noire. En été, il peut aller dans les vignes chiper du raisin.

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Mettre les pattes dans le plat

photo ornithologique: mésange bleue (Cyanistes caeruleus) avec une patte dans un kaki entamé photographiée le 23 novembre 2025 au conservatoire et jardin botanique de Genève en Suisse
mésange bleue (Cyanistes caeruleus)

Comme chaque année, le plaqueminier du Conservatoire et Jardin botanique de Genève avait ses courtisans.

Cependant, les oiseaux ne se bousculaient pas au portillon.

J’ai observé le ballet des va-et-vient pendant environ trois quarts d’heure. À quelques reprises, j’ai vu une fauvette à tête noire femelle. Il devait y en avoir deux au maximum.

Il y avait un peu plus de mésanges bleues, parfois deux d’entre elles se coursaient.

Toutefois, je pense qu’il devait y avoir environ seulement 6 à 8 individus.

J’ai eu un petit coup de coeur pour cette photo, car je trouve amusant avec quel naturel la mésange bleue (Cyanistes caeruleus) a posé sa patte dans le kaki.

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Un jeune écureuil pose avec son trophée

Photo animalière: écureuil roux (Sciurus vulgaris) debout avec un gland dans la bouche photographié le 19 ocotbre 2025 au conservatoire et jardin botanique de Genève en Suisse
écureuil roux (Sciurus vulgaris)

Ce jeune écureuil ne nous prêtait guère d’attention, trop affairé à rechercher ses trésors enfouis.

Là, il pose fièrement avec un de ses trophées.

À un moment, le craillement d’une corneille l’a apeuré, il est allé se réfugier sur le tronc d’un arbre.

Cependant très vite, il est redescendu farfouillé dans l’herbe et les feuilles mortes.

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Arolle au milieu des myrtilliers sauvages

Photographie d'une jeune pousse d'arolles dans la réserve naturelle de la forêt d'Aletsch dans le canton du Valais prise fin septembre 2025
arolle

En septembre la réserve naturelle de la forêt d’Aletsch se parent de magnifiques couleurs.

L’arolle, avec le mélèze, sont les principaux conifères de cette forêt.

Cette petite pousse d’arolle est certainement un des graines oubliées du cassenoix mouchetés. Le cassenoix raffolent de ces graines. Il en cache plusieurs milliers et il en retrouvent au moins la moitié et pour les plus doués les trois-quarts.

Il est difficile d’imaginer que cette jeune pousse peut devenir un arbre entre 20 et 30 mètres et supportant des froids allant jusqu’à moins 40 degrés.

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Pourquoi la mante religieuse prie-t-elle ?

La mante religieuse prie-t-elle après avoir dévoré son mari afin que Dieu lui pardonne ?

Pas besoin d’être entomologiste pour avoir entendu parler des méfaits de la mante religieuse.

Elle aurait cette fâcheuse habitude afin de se fournir les protéines nécessaires à la gestation, cependant, il n’y a pas unanimité à ce sujet chez les scientifiques.

La mante religieuse a la capacité de tourner sa tête à 180 degrés. Moins spectaculaire que le hibou qui va jusqu’à 270 degrés, mais nettement mieux que l’humain qui se contente d’un 90 à 120 degrés.

La mante religieuse est une prédatrice efficace. Elle est surnommée « tigre de l’herbe ». Elle se nourrit habituellement de sauterelles, de papillons et d’autres insectes. Cependant, elle est capable de s’attaquer, avec succès, à des lézards, grenouilles et parfois même des oiseaux, en particulier, en Amérique, aux colibris.

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Le traquet motteux, un migrateur hors pair

Avec ses 25 grammes tout mouillé, un traquet motteux (Oenanthe oenanthe) est capable d’effectuer jusqu’à 30’000 km par an !

Des scientifiques ont installé un minuscule harnais avec une balise d’un peu plus de 1 gramme sur quelques dizaines de traquets motteux.

Certains de ces oiseaux sont partis d’Alaska et sont allés jusqu’aux confins du Kenya, du Soudan ou de l’Ouganda.

Ceux que nous voyons dans les montagnes suisses et françaises effectuent des migrations plus courtes, d’environ 4500 km. Il leur faut environ 1 mois y compris les escales, dont 80 heures de vol effectives, pour réaliser ce long périple. De plus ils sont capables d’aller jusqu’à 5000 mètres d’altitude de vol.

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Moeurs libertines chez les accenteurs alpins

Chez les accenteurs alpins (Prunella collaris) la fidélité n’est pas de mise. Mâles et femelles s’accouplent avec plusieurs partenaires,

Est-ce que ces moeurs libertines sont dues au fait que leur habitat se situent dans les montagnes à une altitude entre 1800 et 2900 mètres, par conséquent loin des regards réprobateurs ?

Plus sérieusement, la polygynandrie pratiquée par les accenteurs alpins est due au milieu hostile dans lequel ils vivent. Cela leur donne plus de probabilité de survivre.

L’accenteur alpin est un oiseau très robuste, il y en a qui ont été observés jusqu’à 4170 mètres. Celui-ci a été photographié dans le parc national de la Vanoise à une environ 2150 mètres,

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Un lagopède alpin au milieu des rhododendrons

La veille, nous étions allés avec le groupe voir les lagopèdes alpins.

Tôt le matin, j’y suis retournée seule et j’ai eu le privilège d’observer ce lagopède alpin (Lagopus muta) dans cette magnifique végétation de rhododendron.

Le plumage du lagopède est cryptique, c’est-à-dire qu’il l’aide à se camoufler dans le paysage avec des dessins qui imitent se qui l’entoure.

En hiver, le lagopède alpin devient tout blanc, excepté ses fameux sourcils rouges et son bec noir. Il est également surnommé perdrix des neiges.

Celui-ci a été photographié dans le parc national de la Vanoise. En Suisse, on peut trouver le lagopède alpin entre 1900 et 2600 mètres.

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Les marmottes européennes sont-elles également des météorologues ?

Aux États-Unis et au Canada, le 2 février le comportement des marmottes est scruté attentivement. Plus exactement le comportement de certaines marmottes célèbres: Fred de Gaspésie, Sam de Nouvelle-Écosse, Phil de Pennsylvanie et Willie de l’Ontario.

À cette date, selon la tradition, si la marmotte sort de son terrier, voit son ombre et de peur retourne dans son terrier, l’hiver durera encore 6 semaines. Sinon, le printemps est proche.

Le verdict diffère d’une marmotte météorologue à l’autre. Les prévisions de Sam de Nouvelle-Écosse sont les plus fiables selon Météo Média

À Genève, nous n’avons pas de marmottes pour prédire le printemps, mais un marronnier. celui de la Treille.

Chez nous, hormis la date officielle du 21 mars, le printemps est symboliquement annoncé lorsque la première feuille de ce marronnier centenaire éclot.

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