En début d’année, il est un peu plus aisé d’observer un pic noir, car il se fait plus bruyant.
Pour informer la concurrence masculine de sa présence, il tambourine vivement sur un arbre spécialement choisi pour sa capacité sonore.
Le tambourinement est spécifique à la période des amours, Il peut être entendu jusqu’à un kilomètre à la ronde.
Même, si le reste de l’année, nous les entendons également, ce n’est pas du tambourinement, mais du martèlement. Nuance subtile.
Sur la photo, il s’agit d’un beau mâle. On peut le différencier d’une femelle, car il a la calotte rouge qui va jusqu’à l’avant de la tête. Alors que la femelle n’a que la nuque rouge.
Récemment à deux reprises, nous avons eu l’occasion de manger avec vue sur « hermines »
La première fois, c’était au Creux du Van, il y a un mois. Vers midi, nous nous étions arrêtés pour pique-niquer. Peu de temps avant, nous avions croisé un renard qui avait fui dès qu’il nous avait aperçu,
Plus tard, de loin, c’est lui qui nous observait. Puis, caché par le vallon,nous l’avons perdu de vue, Nous espérions le revoir et étions aux aguets.
Un premier mouvement a attiré notre regard, mais nous n’avons pu identifier l’animal, et là, cadeau du ciel, près de nous, une hermine courait dans la neige.
D’un coup, notre repas pouvait attendre. Le brouillard se levait. Heureusement le bout noir de sa queue nous permettait de la suivre.
Le spectacle a duré 12 minutes. Il s’est arrêté au passage d’un couple avec leur chien.
La deuxième fois, c’était dans la vallée de Joux, nous nous étions arrêté pour manger. D’abord Raimunda a aperçu, au loin, un renard assoupi au millieu de feuilles d’automne, Le camouflage était presque parfait. Puis c’est Irina qui a vu une hermine. C’était la première fois qu’elle en voyait une.
Cette fois, nous avons eu l’occasion de nous approcher de l’hermine (Mustela ermina). Les plus courageux d’entre nous se sont allongés sur la neige et l’avons photographiée sous toutes les coutures. Au bout de 30 minutes, elle est rentrée dans un trou et n’est plus ressortie. Paulo a fait plus d’un millier de photos, Ammar et moi en avons fait plusieurs centaines. Irina et Raimunda que quelques unes.
Si vous rêver de voir des bouquetins (Capra Ibex), l’un des meilleurs sites que je connaisse en Suisse est le Creux du Van.
Rares sont les fois où nous y allons et ne les voyons pas.
Tout d’abord, nous les avons juste entraperçus qui courraient en aval entre les arbres.
Puis nous n’avons vu aucun individus durant deux-trois heures puis au retour, en contrebas, ils étaient là. D’abord, un beau mâle avec de belles grandes cornes. Il ne se préoccupait pas des ses admirateurs. Il se nourrissait tranquillement.
Puis la femelle a fait son apparition et un peu plus tard également ce bouquetin juvénile.
Le Creux du Van est un cirque rocheux qui offre une vue spectaculaire.
Sous ses airs très virils, se cache un mâle aux moeurs modernes. La Panure à moustaches (Panurus biarmicus) mâle participe autant que la femelle à la couvaison et aux soins des petits.
Le couple couve à tour de rôle les oeufs pendant 12 à 13 jours, puis nourrit les poussins une dizaine de jours
Et même une fois hors du nid, en parents attentifs, ils s’occupent des oisillons encore environ deux semaines.
Les roselières de grandes étendues sont les seuls habitats qui conviennent aux panures à moustaches.
Le Geai des chênes (Garrulus glandarius) est un glandeur, au sens premier du terme.
Cela ne signifie pas qu’il passe sa journée à ne rien faire. Au contraire, à partir de septembre, il passe son temps à aller chercher des glands et comme l’écureuil ou le casse-noix, il cache ses trésors.
Le Geai des chênes est un fin gourmet; il ne se contente pas du premier gland venu. Il les choisit avec soin, selon la grandeur, la qualité et la maturité. Il se soucie qu’ils soient exempts de parasites. Sa préférence va aux glands du chêne pédonculé.
Il a un régime alimentaire varié: il mange également des noix, châtaignes, larves et insectes. Au printemps, il lui arrive de manger les oeufs de passereaux, tels que ceux de la fauvette à tête noire. En été, il peut aller dans les vignes chiper du raisin.
Comme chaque année, le plaqueminier du Conservatoire et Jardin botanique de Genève avait ses courtisans.
Cependant, les oiseaux ne se bousculaient pas au portillon.
J’ai observé le ballet des va-et-vient pendant environ trois quarts d’heure. À quelques reprises, j’ai vu une fauvette à tête noire femelle. Il devait y en avoir deux au maximum.
Il y avait un peu plus de mésanges bleues, parfois deux d’entre elles se coursaient.
Toutefois, je pense qu’il devait y avoir environ seulement 6 à 8 individus.
J’ai eu un petit coup de coeur pour cette photo, car je trouve amusant avec quel naturel la mésange bleue (Cyanistes caeruleus) a posé sa patte dans le kaki.