Cette grenouille a été photographiée dans un des petits étangs du centre-nature Birdlife de La Sauge dans le canton de Vaud.
Avec ses copines, elles s’en donnaient à coeur joie. C’était à qui, qui coasserait le plus fort.
Au niveau sonore, point de différence avec les grenouilles genevoises, à moins que nos oreilles ne soient suffisamment exercée.
Nous avons assisté à de nombreux accouplement. Parfois il y avait de grandes différences de tailles entre les partenaires.
En général la Sauge est connue pour les martins-pêcheurs. Le mois d’avril n’est pas la meilleure saison, car ils couvent et par conséquent, ils sont moins actifs.
Le castor du centre Birdlife de la Sauge n’est pas aussi célèbre que le couple de Martin-pêcheurs.
Lors des fêtes de Pâques, nous n’avons pas vu les martins-pêcheurs. Ils étaient peu actifs, car ils attendaient un heureux évènement.
Le mâle et la femelle couvent tour à tour. Pas de Tanguy chez les Martins-pêcheurs. Le couple s’occupe des oisillons environ quatre semaines, puis les chasse.
Hormis la période de nidification, les martins-pêcheurs sont assez solitaires. Le couple de La Sauge semble faire exception.
Afin de ne pas frustrer les visiteurs, un couple de bergeronnettes grises paradaient sur la fameuse branche.
Puis un peu avant midi, une star surprise est apparue très brièvement: le castor.
Aujourd’hui le concert des grenouilles au jardin botanique attiraient les badauds loin à la ronde.
Au printemps. lors de la période des amours leurs coassements peuvent atteindre jusqu’à 100 décibels, autant qu’un orchestre classique.
Il y avait des moments de silence, puis une grenouille commençait à coasser, une autre lui répondait, puis plusieurs. Cela allait crescendo. Puis à nouveau un moment de calme. C’était fascinant de les écouter.
Sur cette photo, celle de dessus me fait penser à un boxeur victorieux.
Ce martin-pêcheur ( (alcedo atthis)) nous a fait la grâce d’un long spectacle.
Cela a commencé à 9h52. Juste un peu avant un râle d’eau était venu, derrière les rideaux de roseaux, voir si les spectateurs étaient bien installés et silencieux.
Puis la star, paré de son magnifique plumage bleu et orange flamboyant a fait son apparition.
Pendant deux longues minutes, le martin-pêcheur s’est posé et nous avons pu le photographier tout à loisirs.
Puis le premier plongeon a eu lieu. Sans succès. Peut-être n’était-ce que l’échauffement.
Nouvelle cession de pose photos.
Puis nouvel essai. Afin de rendre le spectacle encore plus attractif, il faisait quelques fractions de seconde un vol stationnaire. Ensuite il plongeait vif comme l’éclair.
Une fois, le poisson attrapé, il s’est installé une seconde sur un autre tronc pour le manger.
Puis, il y a eu l’entracte.
Entre-deux, afin que nous ne nous ennuyons pas, le râle d’eau faisait quelques apparitions.
La deuxième partie a repris à 10h12, très semblable à la première partie.
Il s’en est suivi une autre pause.
À 10h35, après une pêche plus fructueuse, la représentation s’est terminée.
Les spectateurs sont repartis éblouis. La joie se lisait sur les visages.
Sur cette partie de l’Ile de Ré, il y avait beaucoup de bernaches cravants (Branta bernicia), des courlis cendrés (Numenius arquata), des tournepierres à colliers (belle proximité), des barges à queue noire (Limosa limosa), des barges rousses (Limosa lapponica) et des huîtriers pies (Haematopus ostralegus).
Cette aigrette garzette (Egretta garzetta) était une des seules représentantes de son espèce.
Elle avait son coin préféré. Quand le groupe est passé trop près d’elle, elle l’a quitté un court instant. Puis elle y est retourné. Il y avait une cachette idéale avec nourriture à portée de bec.
l’Ile de Ré est impressionnante par la biodiversité et la quantité d’oiseaux.
Sur une autre partie de l’Ile, nous avons eu la chance d’observer d’autres limicoles, dont le rare bécasseau violet (Caldiris maritima).
L’aigrette garzette (Egretta garzetta) est plus petite (taille jusqu’à 65 cm) que la grande aigrette (Ardea alba) (taille jusqu’à 102 cm). Son bec est noir, contrairement à celui de la grande aigrette qui est jaune.
Le chevalier aboyeur(Tringa nebularia) est de nature solitaire. Parfois, il est possible d’en voir quelques un ensemble dans des sites où la nourriture est abondante. Ils forment des couples monogames à la période de reproduction..
Une nichée est d’environ 4 oeufs et l’incubation dure entre 23 à 26 jours.
Le mâle participe aux tâches ménagères et couve également. Cependant, le mâle passe moins de temps que sa compagne sur le nid.
À peine quelques heures après l’éclosion, les poussins en duvet sont amenés par leurs parents au bord de l’eau. Les parents s’occuperont d’eux environ un mois jusqu’à ce qu’ils soient autonomes.
Ils apprendront à fouiller dans la vase afin de chercher leur nourriture.
Les chevaliers aboyeurs ne sont pas près à être vegan. Leur régime alimentaire est exclusivement carnivore: petits invertébrés, insectes, mollusques, petits poissons, vers et batraciens.
Les chevaliers aboyeurs ont une belle espérance de vie, Il y a un individu bagué qui a vécut un peu plus de 24 ans.
Le lac des Vernes est à la base un bassin de rétention. L’avifaune s’y plait beaucoup. Un ornithologue y a dénombré plus de de 140 espèces.
J’ai photographié cette rousserolle effarvatte (Acrocephalus scirpaceus) depuis l’observatoire au mois de mai. Ce jour-là, des jeunes filles de l’Université de Genève tournaient un film et m’en interviewée au sujet du lac et de son avifaune.
La rousserolle effarvatte, à défaut d’être une musicienne hors pair, est très gracieuse. Elle se faufile discrètement dans la roselière. Parfois le mouvement presque imperceptible des roseaux trahisse sa présence.
Le chant de la rousserolle effarvatte est répétitif et rauque, Ses qualités de chants peuvent s’améliorer lorsqu’elle partage avec la rousserolle verderolle (Acrocephalus palustris) la même zone géographique Dans ce cas un effet d’émulation se crée. Cependant, cela ne dure guère et la rousserole effarvatte revient à son chant monotone.
Il ne possède pas encore le magnifique bleu outremer de ses parents.
On voit qu’il n’est pas encore tout à fait adulte, car il a le bout du bec blanc et au fait qu’il y ait encore des traces sombres dans l’orange de son plumage.
Il ne sera bientôt plus fils unique. Sa maman est actuellement en train de couver.
Lors de notre visite fin juillet, nous n’avons vu que lui et son père.
Nota bene: La photo de ses parents fait partie de mon exposition qui a lieu jusqu’au 31 août à la librairie Le Vent des Routes à Genève.