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Catégorie : Été

Parlez-vous suisse-proyer ?

(Emberiza calandra

P.K MacGregor a étudié longuement les bruants proyers et a identifié que les proyers ne parlaient pas tous la même langue. Et de ce fait, un bruant proyer réagit différemment si l’autre bruant proyer « parle » le même dialecte que lui ou non. Il y aura une réponse comportemental à un dialecte local, alors qu’à 80% des cas, un dialecte étranger sera snobé.

Selon cette étude, il en ressort que les bruants proyers soient assez fidèle à leur territoire.

Dans le canton de Genève, je connais deux sites et je les ai observé presque à chaque fois sur le même arbre ou à quelques encâblures.

Les bruants proyers ne sont pas les seuls oiseaux qui aient des dialectes différents d’une zone géographique à l’autre.

Cet article très intéressant fait mention que l’on peut avoir une idée du trajet migratoire d’un pinson des arbres selon les langues qu’il a apprises durant son voyage.

Il ne reste que très peu d’oiseaux nicheurs en Suisse. Cela varie entre 60 à 160 selon les années. C’est assez instable. Le bruant proyer fait partie des espèces prioritaires . Il est considéré comme au bord de l’extinction en Suisse. Un programme de conservation a été mise en place. Soutenez- le, ainsi que tous les oiseaux, en adhérant à Birdlife

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Le héron et le campagnol

Ce n’est pas une fable de La Fontaine, c’est juste la dure loi de la nature.

Le jour où j’ai photographié cette scène, j’attendais un bus qui n’est jamais venu. Si le bus était arrivé, cette photo n’existerait pas.

Je ne partage guère ce genre de photos, car j’aime plutôt partager des moments de joie.

Le régime alimentaire du héron se compose principalement de poisson. Il mange également des batraciens et même des serpents.

Lorsqu’il chasse, le héron cendré sait faire preuve de patience. Il peut rester immobile de long moment, puis attaquer de manière foudroyante. Il peut également se déplacer subrepticement.

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Le chevalier aboyeur, un mari presque parfait

Le chevalier aboyeur (Tringa nebularia) est de nature solitaire. Parfois, il est possible d’en voir quelques un ensemble dans des sites où la nourriture est abondante. Ils forment des couples monogames à la période de reproduction..

Une nichée est d’environ 4 oeufs et l’incubation dure entre 23 à 26 jours.

Le mâle participe aux tâches ménagères et couve également. Cependant, le mâle passe moins de temps que sa compagne sur le nid.

À peine quelques heures après l’éclosion, les poussins en duvet sont amenés par leurs parents au bord de l’eau. Les parents s’occuperont d’eux environ un mois jusqu’à ce qu’ils soient autonomes.

Ils apprendront à fouiller dans la vase afin de chercher leur nourriture.

Les chevaliers aboyeurs ne sont pas près à être vegan. Leur régime alimentaire est exclusivement carnivore: petits invertébrés, insectes, mollusques, petits poissons, vers et batraciens.

Les chevaliers aboyeurs ont une belle espérance de vie, Il y a un individu bagué qui a vécut un peu plus de 24 ans.

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Belle proximité avec une rousserolle effarvatte au Lac des Vernes

Le lac des Vernes est à la base un bassin de rétention. L’avifaune s’y plait beaucoup. Un ornithologue y a dénombré plus de de 140 espèces.

J’ai photographié cette rousserolle effarvatte (Acrocephalus scirpaceus) depuis l’observatoire au mois de mai. Ce jour-là, des jeunes filles de l’Université de Genève tournaient un film et m’en interviewée au sujet du lac et de son avifaune.

Je viens de trouver le documentaire. Il est intitulé : le lac des Vernes : de l’aménagement au vécu. J’y apparais à partir de la 3ème minute.

La rousserolle effarvatte, à défaut d’être une musicienne hors pair, est très gracieuse. Elle se faufile discrètement dans la roselière. Parfois le mouvement presque imperceptible des roseaux trahisse sa présence.

Le chant de la rousserolle effarvatte est répétitif et rauque, Ses qualités de chants peuvent s’améliorer lorsqu’elle partage avec la rousserolle verderolle (Acrocephalus palustris) la même zone géographique Dans ce cas un effet d’émulation se crée. Cependant, cela ne dure guère et la rousserole effarvatte revient à son chant monotone.

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Junior, le fils du célèbre couple de martins-pêcheur de La Sauge

photo ornithologique: jeune martin-pêcheur photographié le 30 juillet 2023 au centre-nature Birdlife de la Sauge à Cudrefin dans le canton de Neuchâtel en Suisse - https://www.birdlife.ch/fr/content/la-sauge-fr
martin-pêcheur junénile

Je vous présente Junior, le petit dernier du célèbre couple de martins-pêcheurs du centre-nature Birdlife de la Sauge.

Il ne possède pas encore le magnifique bleu outremer de ses parents.

On voit qu’il n’est pas encore tout à fait adulte, car il a le bout du bec blanc et au fait qu’il y ait encore des traces sombres dans l’orange de son plumage.

Il ne sera bientôt plus fils unique. Sa maman est actuellement en train de couver.

Lors de notre visite fin juillet, nous n’avons vu que lui et son père.

Nota bene: La photo de ses parents fait partie de mon exposition qui a lieu jusqu’au 31 août à la librairie Le Vent des Routes à Genève.

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Le vanneau huppé, un drôle de coucou

photo ornithologique: vanneau huppé juvénile (Vanellus vanellus) photographié le 30 juillet 2023 au centre-nature Birdlife de La Sauge à Cudrefin dans le canton de Neuchâtel en Suisse
vanneau huppé juvénile (Vanellus vanellus)

Le vanneau huppé (Vanellus vanellus), à l’instar du coucou, peut également installer ces oeufs dans le nid d’une autre espèce. Il a été prouvé qu’il arrivait au vanneau huppé femelle de déposer ses oeufs chez d’autres limicoles comme le chevalier gambette (Tringa totanus) ou la barge rousse (Limosa lapponica).

Quand au mâle, il lui arrive de faire preuve de polygamie. Ce qui a pour conséquence, qu’une partie des mâles ne puissent s’accoupler faute de femelles libres.

Le vanneau huppé est insectivore. Il a plusieurs méthode de chasse. De la plus simple à la plus sophistiquée. Simplement à la vue ou au toucher, le bec dans la vase. Et quand, il ne voit et ne peut toucher sa proie, il utilise la méthode dite « du pied tremblant ». C’est-à-dire qu’il remue l’eau avec sa patte, ce qui fait bouger ses proies potentielles et les rend visibles. Les soirs de pleine lune, il lui arrive de profiter de cet éclairage naturel pour se nourrir.

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Jeune renard à l’affût

photo animalière: jeune renard à l'affût photographié le 23 mars 2023 dans la campagne genevoise en Suisse
jeune renard à l’affût

Sur cette photo, ce jeune renard a tout d’un grand.. Cependant, il ne semblait guère aguerri .

En fait, il était novice et ne semblait pas comment s’y prendre. Il « zonait », visitait le champ sur une très petite surface, sans sembler convaincu. Parfois, il avait une position d’adulte à l’affût, sans cependant, donner l’impression qu’il observait réellement une proie.

Il m’a semblé démuni. Je ne sais pas s’il venait d’être livré à lui-même.

Je n’ai vu aucun autre renard dans les parages.

Quand il m’a vu, il n’a pas fui. Du coup, je me suis enhardie à faire le pas de l’amitié.

Il n’était pas prêt à lier amitié, il est parti dans le champ de maïs.

Nota bene: une photo de renard est visible à mon exposition à la librairie le Vent des Routes

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La Photographe Verte expose quelques photos animalières et ornithologiques cet été à la librairie le Vent des Routes à Genève

photographie ornithologique: couple de hiboux Moyen-Duc (Asio Otus) photographié le 15 avril 2023 dans le canton de Genève en Suisse. Les deux hiboux Moyen-Duc regardent de face.
Photo de mariage d’un couple de moyens-ducs (Asio otus)

Cette photo de mariage d’un couple de hiboux moyens-ducs au format 60 x 40 cm et quelques autres photographies animalières seront exposées du 15 juillet au 31 août 2023 à la librairie Le Vent des Routes , rue des Bains 50, 1205 Genève.

Le Vent des Routes est une librairie spécialisée dans la documentation de voyage : guides, cartes, vélo, rando, récits, On y trouve aussi des livres très intéressants sur la nature, la permaculture et les animaux. Il y a également des livres pour enfants sur ces thèmes passionnants.

On peut y dénicher des livres que vous verrez rarement ailleurs. Par exemple, j’y ai vu, lors de ma première visite, un livre qui indique où se situent les meilleurs spots pour observer les oiseaux en Pologne.

La librairie est ouverte du lundi au vendredi de 10h à 18h30 et le samedi de 10h à 17h.

Si vous désirez me rencontrer, n’hésitez pas à me contacter par mail à info@laphotographeverte,ch

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Portrait d’une effraie des clochers juvénile

photo ornithologique: jeune chouette effraie des clochers (tyto alba) photographiée le 8 juillet 2023 dans le canton de Vaud en Suisse lors d'une sortie baguage avec le GOBE
effraie des clochers juvénile (tyto alba)

J’ai eu l’occasion de photographier cette magnifique effraie des clochers juvénile (Tyto alba) lors d’une sortie avec le GOBE. (Groupe Ornithologique de Baulmes et Environs). Le masque blanc en forme de coeur spécifique à l’effraie ressort clairement. Sur la vingtaine des jeunes que nous avons baguée, il y avait de grandes disparités d’âge et d’apparence. Celle-ci était une des plus réveillée et paisible. Lorsque les chouettes sont dérangées, elles contractent leur masque, ce qui change beaucoup leur physionomie.

Certaines n’étaient pas aussi détendues. L’une d’elle chuintait bruyamment.

Il y avait une nichée de 9, la plus petites avait encore ses plumes de duvets, alors que les plus grandes ressemblaient déjà à des adultes.

J’ai eu la grande joie de pouvoir en porter une. Voir la vidéo.

Les oeufs sont pondus à 2-3 jours d’intervalles, c’est ce qui explique ces différences.

Chose rare dans une même nichée, il y en avait des rousses et des blanches.

Dans le passé, les chouettes effraies étaient classées sous Tyto alba alba pour les blanches et Tyto alba guttata pour les rousses.

Selon la systématique en cours, les chouettes effraies de nos régions sont classées en deux sous-espèces différentes Tyto alba alba pour les blanches et Tyto alba guttata pour les rousses. En fait selon le groupe de travail d’Alexandre Roulin de l’UNIL, cette distinction n’a plus de raison d’être car les Effraies d’Europe continentale auraient toutes la même origine. Un article sur le polymorphisme des effraies des clochers le révèle. 

Nota bene: M. Pierre-Alain Ravussin du Gobe a approuvé cette publication

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Le bécasseau Sanderling, un voyageur au long cours

Photo ornithologique: bécasseau Sanderling (Calidris alba) photographié le8 septembre 2022 sur les berges du lac Léman dans le canton de Genève en Suisse
Sanderling (Calidris alba)

Les bécasseaux Sanderling (calidris alba) viennent de pays situés tout au nord et migrent très au Sud, parfois jusqu’en Amérique du Sud. Leur migration peut être de plus de 5000 km ! Certains viennent de Sibérie et et terminent leur migration en Arabie Saoudite.

Performance impressionnante pour un oiseau qui ne dépasse pas les 85 grammes.

À Genève, sur les rives du lac Léman, il y avait deux bécasseaux Sanderling début septembre. Le premier semble être arrivé quelques jours avant l’autre.

La présence humaine les laissait de marbre. Vers les midis, j’ai vu l’un d’eux marcher à moins deux mètres d’une personne debout. Le bécasseau a juste fait un petit détour afin d’éviter les pieds et a un peu accéléré le pas.

Ensuite, à moins de 5 mètres des gens, il s’est installé pour une sieste.

Certains expliquent ce genre de comportement par le fait qu’ils viennent de contrées inhabitées et, ne connaissant pas l’homme, ils n’en ont pas peur.

D’autres pensent qu’ils sont tellement fatigués de leur long périple qu’ils ne font plus attention.

Et vous quelle version vous semble correcte ?

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