Aux États-Unis et au Canada, le 2 février le comportement des marmottes est scruté attentivement. Plus exactement le comportement de certaines marmottes célèbres: Fred de Gaspésie, Sam de Nouvelle-Écosse, Phil de Pennsylvanie et Willie de l’Ontario.
À cette date, selon la tradition, si la marmotte sort de son terrier, voit son ombre et de peur retourne dans son terrier, l’hiver durera encore 6 semaines. Sinon, le printemps est proche.
Le verdict diffère d’une marmotte météorologue à l’autre. Les prévisions de Sam de Nouvelle-Écosse sont les plus fiables selon Météo Média
À Genève, nous n’avons pas de marmottes pour prédire le printemps, mais un marronnier. celui de la Treille.
Chez nous, hormis la date officielle du 21 mars, le printemps est symboliquement annoncé lorsque la première feuille de ce marronnier centenaire éclot.
Aujourd’hui, j’ai inauguré mes jumelles. Je recherchais des tâches foncées sur les parois. Alors qu’en fait, il fallait rechercher des tâches claires.
Le pelage des chamois (Rupicapra rupicapra) varie fortement entre l’hiver et l’été. Le pelage d’hiver est plus dense et beaucoup plus sombre.
Durant leur première année, on nomme les jeunes chamois des chevreaux, puis dans leur seconde année on les nomme des éterlous (les mâles) et éterles (les femelles)
On reconnait un éterlou par son aspect juvénile et le fait que ses cornes soient déjà recourbées, mais qu’elles ne dépassent pas encore les oreilles.
Les parent chassent les éterlous afin de laisser de la place à la future génération.
Nous avons vu des chevreaux au loin, qui restaient bien sagement auprès de leurs parents.
Le castor du centre Birdlife de la Sauge n’est pas aussi célèbre que le couple de Martin-pêcheurs.
Lors des fêtes de Pâques, nous n’avons pas vu les martins-pêcheurs. Ils étaient peu actifs, car ils attendaient un heureux évènement.
Le mâle et la femelle couvent tour à tour. Pas de Tanguy chez les Martins-pêcheurs. Le couple s’occupe des oisillons environ quatre semaines, puis les chasse.
Hormis la période de nidification, les martins-pêcheurs sont assez solitaires. Le couple de La Sauge semble faire exception.
Afin de ne pas frustrer les visiteurs, un couple de bergeronnettes grises paradaient sur la fameuse branche.
Puis un peu avant midi, une star surprise est apparue très brièvement: le castor.
La question a-t-il eu le temps de déposer les oeufs ?
Peu de temps avant, je l’avais surpris dissimulé derrière de hautes herbes. Peut-être voulait-il tester une cachette pour les lapins en chocolat et autres friandises.
Quel magnifique anniversaire. J’ai pu réaliser un rêve que j’avais depuis quelques années: photographier une hermine.
En plus elle était dans son magnifique pelage d’hiver.
Sur le chemin. à l’aller, nous avions aperçu plein de trous dans l’herbe et avions pensé qu’il s’agissait de taupes, tout en espérant, sans y croire qu’il pouvait éventuellement y avoir une hermine.
Au retour, de très loin, j’ai vu une tâche blanche bouger. C’était elle. Trop belle !
Elle a un comportement très espiègle. Elle sort sa petite frimousse. Puis elle rentre dans son trou. Quelques secondes plus tard, elle apparaît un peu plus loin.
Après un certain moment, elle a commencé à prendre la confiance et sortait totalement. Elle courait par-ci, elle courait par-là, comme le furet de la chanson. Faisait de vifs volte-face.
Puis à un moment, elle s’est mise sur ces deux pattes arrière et a commencé à chanter « Happy Birthday to you » Quelle émotion.
Nous désirions allés à la Dôle (1677 mètres) afin d’observer le rut des chamois. La route étant glacée, nous y avons renoncé.
La garde-faune que nous avons croisée en chemin, nous a dit, que cette année, elle les trouvait exceptionnellement calmes.
Finalement, nous avons vu une famille de chamois à environ 880 mètres d’altitude. Ils étaient cinq. Nous avons ou les observer longuement Ils étaient très confiants. Juste quand ils désiraient traverser le chemin, il fallait leur laisser le passage.
Cette jeune chamois, ainsi que son petit frère, semblait particulièrement intéressés par un arbrisseau protégé par un grillage. Est-ce que les jeunes tiges ont meilleure goût ou est-ce l’attrait de l’interdit ?
J’étais à la recherche d’une fauvette babillarde quand mon oeil a été attiré pa un mouvement et une masse sombre dans un arbre à une hauteur d’environ 1m50.
Quelle ne fut pas ma surprise quand j’ai réalisé qu’il s’agissait d’un surmulot.
Lui, a également été surpris et il s’est enfui en longeant avec agilité le tronc d’arbre.
Deux semaines plus tard, j’ai eu l’occasion de rencontrer un autre individu, ailleurs, dans un environnement plus habituel.