La première animation oiseaux de St-Blaise et de la Tène commençait à 6h.
Le paysage était magnifique. Nous avons vu et entendu une grande variété d’oiseaux. Certains ont eu la chance d’entrapercevoir le loriot. Nous avons bien pu observer le blongios nain. Et, petit cadeau, nous avons vu un castor nager paisiblement. dans le port de la Ramée. Notre présence ne l’a pas gêné. Dans le canton de Neuchâtel, le castor est habitué à l’humain et il semble que seul le passage d’une voiture avec de la musique forte avec des basses puisse le perturber
Petite pause déjeuner avant de me rendre à la deuxième animation couleuvres et compagnie L’animateur était allé chercher quelques serpents peu de temps avant et il nous a présenté des orvets et des couleuvres à collier.
J’ai également participé le jeudi à une sortie dans le canton de Genève nommée à la découverte du serpent le plus rare de Suisse: la couleuvre vipérine. Ce sont surtout les enfants et l’animateur qui les ont trouvé. Nous en avons vu quatre: une adulte, une subadulte et deux jeunes. Les couleuvres vipérines (natrix maura) sont beaucoup plus fines et plus petites que les couleuvres à collier (natrix natrix)
Ce matin, vers 7h00, j’ai vu un cincle plongeur (cinclus cinclus) de loin à l’Allondon. Très farouche, il est parti précipitamment et je ne l’ai plus revu..
Celui-ci est un cincle plongeur français nettement plus coopératif. Les cincles fribourgeois, sur la Sarine, sont également plus facilement observables que les genevois.
Il y avait un couple et nous avons pu observer une courte parade nuptiale.
Ils ont également plonger à plusieurs reprises. Le cincle plongeur est fascinant, il est capable de nager et de plonger !
Ce castor était tellement impatient d’habiter dans son nouveau logis qu’il y a dormi lorsqu’il n’était pas encore totalement aménagé.
Ce qui a été une grande chance pour nous.
C’est grâce à cela qu’il a été repéré. Il dormait la tête à l’abri et le postérieur à l’extérieur.
Toutes les 10 à 15 minutes environ, il bougeait un petit peu.
Nous sommes restés environ deux heures à l’observer. Nous étions sur le point de partir quand il a bougé un peu plus. Et là, miracle, il s’est un peu frotté le museau, il a jeté un petit regard dans notre direction ,puis il s’est tourné de l’autre côté. Dès lors, nous avons à nouveau eu la vue sur son arrière-train.
Le clou du spectacle a duré à peine une dizaine de secondes !
Quel moment intense.
Nous sommes retournés les jours suivants, nous ne l’avons pas vu. Par contre nous avons constaté que les pierres avaient bougées. On imagine que maintenant son installation est terminée et qu’il peut dormir le corps entier à l’abri des regards indiscrets.
Quel bel oiseau ! Un vrai plaisir des yeux ! Habituellement, la bergeronnette des ruisseaux est un oiseau assez farouche. Plus que sa cousine, la bergeronnette grise.
Par contre celle-ci et une de ses copines ont pu être observées tout à loisir. Elles ne se préoccupaient guère de ce qui se passaient dans les parages, bien trop affairées à chercher des petits invertébrés ou des insectes dans ce tas de tourbe.
J’ai constaté que les tas de tourbes avaient la cote auprès des bergeronnettes, autant auprès des grises que celles des ruisseaux.
Quel plaisir de voir cette mésange huppée (lophophanes cristatus) prendre son bain. Malgré le fait qu’elle ait mis sa tête dans l’eau, sa coupe de plumes est impeccable !
Elle fait partie du top 10 de mes oiseaux préférés et je suis particulièrement contente de l’avoir vue dans le canton de Genève.
L’année passée, j’avais rencontré une mésange huppée valaisanne, plus en altitude.
Le mâle utilise sa huppe pour conquérir sa belle lors de la période des amours. Il la redresse et incline la tête en chantant.
Le harle piette mâle (mergellus albellus) est d’un blanc immaculé, mise à part quelques lignes noires et la partie centrale du dos. Ces yeux sont cerclés de noir. Il semble porter un « loup. »
Le moins que l’on puisse dire c’est qu’il n’est pas le roi du camouflage. Son plumage d’un blanc éclatant le rend très voyant. Il pourrait presque faire de la publicité pour une marque de lessive !
Il est magnifique. En principe, il vient en Suisse seulement quand il fait très froid. De plus se sachant très repérable, il est de nature farouche.
Il semble s’être fait des amis colverts. Ce qui est assez étonnant, car c’est un canard plongeur, tandis que les colverts sont des canards de surface.
Pour les repas, ils vont un peu chacun de leur côté, par contre pour la sieste, ils partagent le même tronc.
Avec quelques passionnés, nous avons fait une sortie « cincle plongeur ».
Le cincle plongeur est vif .
À certain moment, il faisait le fou avec sa compagne et volait très rapidement près de nous. De notre côté nous étions enthousiasmés et criions en choeur: : là, là, là !
Nous avons également pu l’observer plonger et ressortir avec un mollusque.
Et, sans timidité, à une distance respectable, il a fait sa toilette pendant plus d’une minute.
Ce magnifique cygne noir (cygnus attratus) est arrivé à Genève au mois de janvier 2018. D’abord il a fréquenté l’Ile Rousseau où on peut voir assez souvent des espèces rares isolées. Le fuligule à bec cerclé y a séjourné un moment, ainsi que le harle huppé.
Puis en novembre 2018, il s’est retiré près du barrage de Verbois et depuis on peut l’observer de temps en temps près de là.
Les cygnes noirs sont d’origine australienne. En Europe, ils ont été introduits dans des parcs. Celui-ci est un fugitif qui semble s’être bien adapté à sa vie sauvage.