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Étiquette : juin

Le traquet motteux, un migrateur hors pair

Avec ses 25 grammes tout mouillé, un traquet motteux (Oenanthe oenanthe) est capable d’effectuer jusqu’à 30’000 km par an !

Des scientifiques ont installé un minuscule harnais avec une balise d’un peu plus de 1 gramme sur quelques dizaines de traquets motteux.

Certains de ces oiseaux sont partis d’Alaska et sont allés jusqu’aux confins du Kenya, du Soudan ou de l’Ouganda.

Ceux que nous voyons dans les montagnes suisses et françaises effectuent des migrations plus courtes, d’environ 4500 km. Il leur faut environ 1 mois y compris les escales, dont 80 heures de vol effectives, pour réaliser ce long périple. De plus ils sont capables d’aller jusqu’à 5000 mètres d’altitude de vol.

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Moeurs libertines chez les accenteurs alpins

Chez les accenteurs alpins (Prunella collaris) la fidélité n’est pas de mise. Mâles et femelles s’accouplent avec plusieurs partenaires,

Est-ce que ces moeurs libertines sont dues au fait que leur habitat se situent dans les montagnes à une altitude entre 1800 et 2900 mètres, par conséquent loin des regards réprobateurs ?

Plus sérieusement, la polygynandrie pratiquée par les accenteurs alpins est due au milieu hostile dans lequel ils vivent. Cela leur donne plus de probabilité de survivre.

L’accenteur alpin est un oiseau très robuste, il y en a qui ont été observés jusqu’à 4170 mètres. Celui-ci a été photographié dans le parc national de la Vanoise à une environ 2150 mètres,

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Un lagopède alpin au milieu des rhododendrons

La veille, nous étions allés avec le groupe voir les lagopèdes alpins.

Tôt le matin, j’y suis retournée seule et j’ai eu le privilège d’observer ce lagopède alpin (Lagopus muta) dans cette magnifique végétation de rhododendron.

Le plumage du lagopède est cryptique, c’est-à-dire qu’il l’aide à se camoufler dans le paysage avec des dessins qui imitent se qui l’entoure.

En hiver, le lagopède alpin devient tout blanc, excepté ses fameux sourcils rouges et son bec noir. Il est également surnommé perdrix des neiges.

Celui-ci a été photographié dans le parc national de la Vanoise. En Suisse, on peut trouver le lagopède alpin entre 1900 et 2600 mètres.

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Hermine avec son pelage estival

Photographie animalière: hermine (Mustela erminea) en pelage d'été photographiée fin juin 2025 dans le parc national de la Vanoise en Savoie (France)
hermine (Mustela erminea)

Qui penserait que derrière cette petit bouille adorable se cache un ogre.

L’hermine est capable de chasser et de ramener sans problème des proies ayant la moitié de son poids.

En tant que chasseuse, elle est d’une grande agilité et d’une redoutable efficacité.

Sur cette photo, elle a son pelage d’été, l’hiver elle devient blanche, sauf le bout de sa queue qui reste toujours noir

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Jeune chamois en tenue d’été

Aujourd’hui, j’ai inauguré mes jumelles. Je recherchais des tâches foncées sur les parois. Alors qu’en fait, il fallait rechercher des tâches claires.

Le pelage des chamois (Rupicapra rupicapra) varie fortement entre l’hiver et l’été. Le pelage d’hiver est plus dense et beaucoup plus sombre.

Durant leur première année, on nomme les jeunes chamois des chevreaux, puis dans leur seconde année on les nomme des éterlous (les mâles) et éterles (les femelles)

On reconnait un éterlou par son aspect juvénile et le fait que ses cornes soient déjà recourbées, mais qu’elles ne dépassent pas encore les oreilles.

Les parent chassent les éterlous afin de laisser de la place à la future génération.

Nous avons vu des chevreaux au loin, qui restaient bien sagement auprès de leurs parents.

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Slurp ! Un papillon demi-deuil butine une centaurée

Ce papillon demi-deuil (Melanargia galathea) trouvait la centaurée tout à fait à son goût. Un congénère est venu un moment sur la même fleur, puis sur la fleur d’à côté.

Puis il y a même une abeille qui est venue. Alors qu’habituellement ce genre de visite impromptue fait décoller les papillons, celui-ci est resté bien campé sur sa délicieuse fleur et l’abeille est repartie quelques secondes plus tard.

Le moins que l’on puisse dire c’est que la femelle demi-deuil n’a pas un instinct maternel très développé. Elle abandonne ses oeufs en les lâchant d’un perchoir ou tout simplement en vol !

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Parlez-vous suisse-proyer ?

P.K MacGregor a étudié longuement les bruants proyers et a identifié que les proyers ne parlaient pas tous la même langue. Et de ce fait, un bruant proyer réagit différemment si l’autre bruant proyer « parle » le même dialecte que lui ou non. Il y aura une réponse comportemental à un dialecte local, alors qu’à 80% des cas, un dialecte étranger sera snobé.

Selon cette étude, il en ressort que les bruants proyers soient assez fidèle à leur territoire.

Dans le canton de Genève, je connais deux sites et je les ai observé presque à chaque fois sur le même arbre ou à quelques encâblures.

Les bruants proyers ne sont pas les seuls oiseaux qui aient des dialectes différents d’une zone géographique à l’autre.

Cet article très intéressant fait mention que l’on peut avoir une idée du trajet migratoire d’un pinson des arbres selon les langues qu’il a apprises durant son voyage.

Il ne reste que très peu d’oiseaux nicheurs en Suisse. Cela varie entre 60 à 160 selon les années. C’est assez instable. Le bruant proyer fait partie des espèces prioritaires . Il est considéré comme au bord de l’extinction en Suisse. Un programme de conservation a été mise en place. Soutenez- le, ainsi que tous les oiseaux, en adhérant à Birdlife

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Pro Natura Aletsch – marmottes et tétras lyre au rendez-vous

Ce week-end, j’ai participé à un évènement organisé par Pro Natura Aletsch.

J’ai dormi sur place à la Villa Cassel. L’endroit est magnifique. Autant la villa que le paysage environnant.

La Villa Cassel se mérite. Elle est située à plus de 2000 mètres et n’est accessible qu’à pied (30 minutes) avec un dénivelé d’environ 150 mètres.

J’ai été particulièrement chanceuse. Ma chambre (dortoir) donnait « vue sur tétras lyre« 

Cela restait assez loin. Cependant suffisamment près pour les apercevoir à l’oeil nu.

Le beau temps n’était pas au rendez-vous, ce qui, en fait, était plutôt un avantage. Car, selon la guide, ils se sentent protégés par le brouillard et/ou la pluie.

J’ai assisté, depuis ma fenêtre, à plusieurs combats de tétras lyre, dont un saut spectaculaire.

La Villa Cassel est entourée d’une réserve naturelle avec une biodiversité remarquable. Il y a, côté ornithologique, des cassenoix mouchetés, des linottes mélodieuses, des merles à plastron, des accenteurs mouchetés. Et, côté botanique, des orchis sureau et des anémones de printemps. La liste n’est, évidemment, pas exhaustive.

Les marmottes se situent plus près du village de Riederalp.

I

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Un lièvre insouciant

photo animalière - lièvre d'Europe (lepus Europaeus) photographié le 4 juin 2023 aux Allues dans le canton de Genève en Suisse
lièvre d’Europe (lepus Europaeus)

Nous avons vu une première fois, à bonne distance, ce lièvre une dizaine de secondes.

Nous avons décidé d’attendre un petit moment afin de voir s’il revenait.

Et trois minutes plus tard, il était à nouveau là, à vivre sa vie tranquillou.

Pendant environ deux minutes, nous avons pu l’observer tout à loisirs.

Il flânait, reniflait, passait d’un côté à l’autre du chemin. Il est même venu dans notre direction. Cependant à aucun moment il n’a semblé s’apercevoir de notre présence. Puis il a disparu au milieu du champ de coquelicots.

Son comportement insouciant nous a fait penser qu’il s’agissait d’un juvénile.

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Cyrano, le cassenoix moucheté

Photo ornithologique: Cassenoix moucheté photographié le 28 juin 2021 à Tignoussa en dessus de Saint-Luc
cassenoix moucheté (nucifraga caryocatactes)

Sur cette photo, le bec de ce cassenoix moucheté m’a rappelé un poème de Cyrano de Bergerac.

C’est un pic, c’est un roc, c’est un cap. Que dis-je c’est un cap ! C’est une péninsule !

Son bec épais lui permet de décortiquer facilement les aroles des pins . Les forêts d’épicéas sont son habitat préféré. C’est un corvidé montagnard.

Comme l’écureuil, il fait des réserves durant la belle saison. Et grâce à une mémorisation visuelle des lieux, il retrouve sa nourriture même sous la neige !

Je l’ai photographié à une altitude d’environ 2000 mètres à Tignoussa en dessus de St-Luc.

La possibilité d’en voir sur le canton de Genève est quasi nulle. Il n’y a eu que 6 observations annoncées entre 2016 et 2019.

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