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Étiquette : septembre

La bernache à cou roux, fidèle au poste

La première fois qu’elle a été observé à Genève, c’était le 11 septembre 2017.

En 2019, j’avais déjà consacré un article à cette belle bernache à cou roux.

Depuis lors, elle a pris ses habitudes, au début elle fréquentait plutôt la rive doite, Quai Wilson, Bains des Pâquis et l’Ile Rousseau.

Maintenant, elle est plutôt rive gauche et elle préfère la compagnie des cygnes à celle des oies de l’Ile Rousseau.

Le matin tôt, il est possible de l’observer à la Nouvelle Plage des Eaux-Vives se reposant près de ces nouveaux amis.

Printemps ou été 2025, la solitude semblait lui peser, elle survolait constamment le quartier des Eaux-Vives en poussant son ki-kik si caractéristique. Elle était très certainement à la recherche d’une congénère. Étant seule à Genève, sa quête n’a pas aboutie.

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Moment de stress intense pour un bécasseau Sanderling

Ce bécasseau Sanderling (Calidris alba) a été observé le 10 septembre à Baby Plage, le 11 et 12 il était du coté de la Plage des Eaux-Vives. Dimanche matin, 13 septembre, j’ai tenté d’aller l’observer de ce côté-là de la rive.

Dans un premier temps, je ne l’ai pas vu, puis une copine m’a envoyé une vidéo de lui aux Bains des Pâquis.

Par chance, à mon arrivée, il était encore là. Il semble qu’il venait d’avoir une effarouchée avec les moineaux, il y avait une plumette qui retombait doucement.

Puis, il a vaqué à ses occupations sans guère prêter attention aux humains alentours.

D’un coup, une mouette rieuse (Chroicocephalus ridibundus) s’est posée pas loin de lui et a commencé à le suivre. On pouvait presque voir les gouttes de sueur du bécasseau Sanderling. Il ne s’est pas envolé, mais a marché d’un pas rapide. La mouette continuait à le suivre. Le bécasseau Sanderling était de plus en plus stressé. Finalement la mouette est repartie . Le soulagement du bécasseau était perceptible.

Quelques photos supplémentaires de ce beau moment avec ce jeune limicole.

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Le seul oiseau coopératif des vacances, un bécasseau maubèche

Ce bécasseau maubèche (Calidris canutus) a été le seul oiseau coopératif du séjour « Entre lagunes et garrigue, une migration exceptionnelle » organisé par Escursia. Même les flamants roses restaient très éloignés, contrairement au parc ornithologique du Pont de Gau en Camargue où ils peuvent être observés de près.

Le bécasseau maubèche (Calidris canutus) est un migrateur hors pair. Son parcours peut aller des côtes de l’océan arctique jusqu’à celles de l’Afrique. Pour cela, il doit accumuler de la graisse et n’hésite pas à faire un régime style « lutteur de Sumo » avant son grand voyage. Il peut parfois aller jusqu’à tripler son poids !

Il se reproduit au printemps dans la toundra arctique. Si l’année précédente, il avait trouvé une partenaire, il aura tendance à retourner au même endroit et, parfois, il retrouve la même compagne après 9 mois de séparation.

En période nuptiale, son plumage se pare d’un beau roux flamboyant.

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Arolle au milieu des myrtilliers sauvages

En septembre la réserve naturelle de la forêt d’Aletsch se parent de magnifiques couleurs.

L’arolle, avec le mélèze, sont les principaux conifères de cette forêt.

Cette petite pousse d’arolle est certainement un des graines oubliées du cassenoix mouchetés. Le cassenoix raffolent de ces graines. Il en cache plusieurs milliers et il en retrouvent au moins la moitié et pour les plus doués les trois-quarts.

Il est difficile d’imaginer que cette jeune pousse peut devenir un arbre entre 20 et 30 mètres et supportant des froids allant jusqu’à moins 40 degrés.

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Un beau moment d’intimité avec un combattant varié

J’ai passé un moment rare avec ce combattant varié (calidrix pugnax).

Il arrive relativement souvent que des limicoles ne soient pas très farouches, car certains viennent de la toundra où ils n’ont jamais rencontré d’humain, par conséquent, il ne l’assimile pas à un prédateur.

.J’ai demandé à un ami de photographier ce beau moment. Sur la photo, le combattant varié n’est guère visible car son plumage à motif d’écailles se confond avec le sable et les cailloux. Il est au bord de la rive à environ 1 mètre 50 de mes chaussures.

Déjà l’année passée, un autre combattant varié avait fait le buzz. Il était resté du 13 au 24 septembre.

C’est vraiment quelque chose d’incroyable d’être si proche d’un être si frêle, Les femelles les plus fines pèsent 70 grammes et les mâles les plus costauds 230 grammes.

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Un instant furtif à Reykjavik avec un pluvier doré

Tôt le lendemain matin, j’étais en chemin pour voir si les bécasseaux violets et les tournepierres étaient encore là.

Le long des rives, sur la platebande herbeuse, mon regard a été attiré par un mouvement.

Ce beau pluvier doré (Pluvialis apricaria) se trouvait à quelques mètres. J’ai juste eu le temps de prendre trois photos. Quand je me suis baissée pour être à sa hauteur et prendre de plus belles photos, il s’est envolé, loin, du côté des immeubles.

La veille, les bécasseaux violets et les tournepierres étaient si peu farouches que j’ai été surprise qu’il s’en aille.

Le pluvier doré est un grand migrateur. Il peut effectuer jusqu’à 20’000 km par an,

sa migration peut être imprévisible, car il l’adapte à la météo. Ils migrent en groupe ou en couples et parfois même en solitaire.

Le pluvier doré est de nature monogame et reste en couple plusieurs années. Le partage des tâches varient d’un couple à l’autre, pour certains l’un couvera le jour, l’autre la nuit. D’autres préfèrent changer à intervalles réguliers. Les deux parents sont très investis. Peu de temps après l’éclosion, les poussins sont emmenés sur les lieux de nourrissage proches du nid. Les parents restent tout près afin de les protéger le cas échéant.

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Bécasseaux violets et tournepierres en transit à Reykjavik

À Reykjavik pour quelques jours début septembre, je ne m’attendais pas à y observer des tournepierres (Arenaria interpres) et encore moins des bécasseaux violets (calidris maritima).

Il y avait entre cinquante à cent tournepierres et une vingtaine de bécasseaux violets. Les tournepierres étaient en plumage d’hiver identiques à celui photographié à Genève en août, sauf celui-ci qui paradait dans son plumage nuptial.

Les bécasseaux violets que j’avais observés à l’Ile de Ré étaient en plumage nuptial.

Les tournepierres sont en principe en groupe, ceux que nous pouvons observer à Genève sont des individus qui se sont perdus.

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Le tournepierre à collier, inspecteur des travaux finis

Même en sachant qu’il y a un tournepierre sur une plage, vous n’avez pas la garantie de le voir, tellement il se confond parfaitement avec son environnement.

Le tournepierre à collier (Arenaria interpres) est tellement certain de son camouflage, qu’il ne part pas quand on l’approche.

Bien qu’il soit peu farouche, sa manie d’inspecter sous les algues pour chercher des mollusques ou des crustacés, fait qu’il n’est pas aisé à photographier.

C’est en le voyant tourner les algues et les petits galets que j’ai compris d’où provenait son nom. Ce comportement est vraiment caractéristique et cela se reflète dans plusieurs langues: Ruddy Turnstone (en), voltapietre (it), Steinwälzer (de). steeloper (nl).

PS: depuis novembre, un autre tournepierre à collier (Arenaria interpres) fait une halte prolongée dans le canton de Genève, je lui ai consacré une page. Vous pourrez constater que le dessin du collier est différent.

Nota bene: janvier 2024, le deuxième tournepierre à collier est encore présent. Je l’ai observé se laver longuement, voir la page: le bain du dimanche du tournepierre à collier

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Un bécasseau variable ami avec un tournepierre à collier

Comme tous les mois de septembre, les bécasseaux variables étaient au rendez-vous. Le mois de septembre est le mois des limicoles par excellence.

Le bécasseau variable étant le plus commun, est celui dont nous avons le plus de chance de voir.

Ce bécasseau variable (Calidris alpina) partageait le gite et le couvert avec un tournepierre à collier (Arenaria interpres).

Ils n’avaient pas du tout le même style dans leur façon de manger. Le bécasseau recherchait, d’une démarche affairée, son corps à l’horizontal des vers et des insectes en plongeant de temps en temps son long bec noir dans la vase, alors que le tounepierre soulevait les algues gisantes afin d’y chercher, dessous, des mollusques et des crustacés.

Leur recherche de nourriture se faisait parfois à quelques centimètres l’un de l’autre.

À vrai dire, je ne sais pas s’ils ont amis et s’ils voyagent ensemble. Cependant, j’aime imaginer une amitié inter espèce.

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Un combattant varié, nouvelle mascotte de la plage des Eaux-Vives

J’ai vu pour la première fois ce jeune combattant varié (Calidris pugnax) lundi 18 septembre. Sa présence avait été signalé depuis le 13 septembre. Je craignais qu’il soit déjà reparti. Cependant le temps étant pluvieux et orageux, j’avais bon espoir qu’il soit encore là.

Le temps n’était vraiment pas festif, les canards, mouettes et cygnes s’étaient regroupés le longs des rives de la Nouvelle Plage des Eaux-Vives.

Et là, au milieu des harles bièvres femelles, je l’ai vu.

Il est magnifique et il a un sacré tempérament.

Il n’a peur de rien. Lorsqu’il n’a plus envie de fouiller la vase, il va voir si c’est meilleur dans le gazon d’à côté.

Déterminé, il traverse la plage en direction de la zone convoitée. Les photographes sur son chemin n’ont qu’à se retirer.

Je l’ai vu à plusieurs reprises faire cela. Samedi 23 septembre, j’étais à plat ventre en train de le photographier, il s’est approché à moins de 2 mètres de moi, puis m’a longé. Au niveau de mes mollets,, il a marqué un temps d’hésitation.. J’ai pensé qu’il allait venir sur mes jambes. Finalement, il a continué son chemin. Il a escaladé le muret, traversé la « route ». Il y avait une dizaine de personnes en train de l’observer. Il a fait un petit stop afin que nous puissions l’admirer, puis il est allé avec élégance se sustenter.

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