Ce n’est pas une fable de La Fontaine, c’est juste la dure loi de la nature.
Le jour où j’ai photographié cette scène, j’attendais un bus qui n’est jamais venu. Si le bus était arrivé, cette photo n’existerait pas.
Je ne partage guère ce genre de photos, car j’aime plutôt partager des moments de joie.
Le régime alimentaire du héron se compose principalement de poisson. Il mange également des batraciens et même des serpents.
Lorsqu’il chasse, le héron cendré sait faire preuve de patience. Il peut rester immobile de long moment, puis attaquer de manière foudroyante. Il peut également se déplacer subrepticement.
Les hérons garde-boeufs (bubulcus ibis) forment à la fois un couple moderne et traditionnel.
Lors de la construction du nid, les rôles sont sur un registre plutôt traditionnel, le mâle apporte les roseaux et les petites branches, la femelle se charge de les disposer.
Par contre, lors de l’incubation qui dure entre 22 à 26 jours, mâle et femelle couvent alternativement.
Tout comme le coucou, le héron garde-boeufs peut faire preuve de parasitisme. Cependant à un niveau bien plus faible, car l’éclosion des oeufs couvés par une autre espèce est rarement au rendez-vous.
Ce week-end a rendu plus d’un ornithologue heureux. Nous avons eu la belle surprise d’avoir la visite d’une spatule blanche (platalea leucordia).
Les premières observations de spatules blanches sur le canton de Genève datent de 1973. En 1974, elles ont été à nouveau signalées, puis il a fallu attendre 2008 pour une nouvelle observation. Depuis , il y a quelques signalements sporadiques.
Elle est très facilement identifiable avec son bec hors du commun. Sa façon de se nourrir est particulière. Elle enfonce son bec dans l’eau et bouge la tête latéralement tout en avançant.
Il existe cinq autre espèces avec un bec similaire. La spatule d’Afrique, la petite spatule, la spatule à bec jaune, la spatule royale avec une huppe de plumes érectiles qui fait penser un peu à la crinière d’un lion et la spatule rosée avec des plumes alaires roses.
Très bonne nouvelle, il y a deux hérons pourprés (ardea purpurea) actuellement au Lac des Vernes. Très vraisemblablement, il s’agit d’un couple. Je photographiais celui de l’autre côté de la rive, quand celui-ci est apparu juste devant moi.
Peut-être s’agit-il même d’une famille, car il y a eu au même endroit, également cette année l’observation d’un juvénile.
Il y a très peu de hérons pourprés nicheurs en Suisse. Si j’ai bien compris le graphique de Vogelwarte,ch, il y a, cette année, entre 12 à 34 couples dans toute la Suisse.
Le premier signalement de héron pourpré sur Genève a été fait en 1987. Puis, plus rien jusqu’en 2016. Depuis, il y a régulièrement des observations . La plupart du temps, un seul individu.
Personnellement, j’en ai vus l’année passée au Lac des Vernes et aux Teppes de Verbois et cette année, également, au Moulin-de-Vert.
Cependant, c’est la première fois que j’en observe deux au même endroit.
Je venais de photographier un héron quand j’ai vu cet oiseau. Ma première pensée fut: que ce héron était bien clair avant que je ne réalise qu’il s’agissait d’une grande aigrette !
En Suisse, la grande aigrette (ardea alba) est beaucoup plus rare que le héron cendré (ardea cinerea).
J’ai donc eu la chance de voir l’une des rares estivantes localisée dans le canton de Genève.
En automne et en hiver, il y a la possibilité de les observer au bord des rives du lac de Neuchâtel.
La grande aigrette a failli disparaître au début du siècle dernier, car son plumage était très prisé par les chapeliers.
J’ai photographié ce héron le 22 février aux marais de Sionnet lors d’une randonnée avec GenèveRando.
Nous avons marché une dizaine de kilomètres. Ambiance sympathique. Cela donne l’occasion de rencontrer des personnes et connaître de nouveaux lieux. Par contre, peu de pause, et par conséquent peu l’occasion de faire des photos.
Il y avait également trois magnifiques grandes aigrettes,un couple de sarcelles d’hiver et divers autres canards. Nous avons également pu observer des pinsons du nord.
Il y avait un peu de vent d’où l’allure un peu original du héron.
Ce héron m’a réconciliée avec son espèce. D’habitude les hérons m’agacent un peu, car leur distance d’approche est très grande et ils fuient fréquemment dès qu’ils voient quelqu’un ou perçoivent un bruit.
Celui-ci était très particulier. Il ne semblait ne pas connaître la peur. J’étais assise à même le sol, il est venu très près. J’ai également pu le photographier de face, cela lui donne un aspect totalement différent.
Il se nourrissait d’insectes et de mollusques, cependant la nourriture principale du héron est le poisson.
Un héron cendré peut mesurer jusqu’à 95 centimètres de haut et atteindre une envergure de 185 cm. Certains individus peuvent vivre jusqu’à 25 ans !