oiseaux de la famille des ardéidés tels que les hérons cendrés (ardea cinerea), les grandes aigrettes (ardea alba), les hérons pourprés (Ardea purpurea), les aigrettes garzettes (Egrretta garzetta), les hérons garde-boeufs (Bubulcus ibis) et le butor (Botaurus stellaris)
Depuis fin novembre 2024, une cigogne blanche (ciconia ciconia) séjourne dans le canton de Genève.
On ne sait pas si elle est blessée. Une personne qui l’a observée durant un mois, ne l’a jamais vu voler.
Elle semble avoir pris ses aises. Il a même été mentionné que parfois elle se promenait dans un village du canton.
Quelques camarades viennent de temps à autre lui tenir compagnie.
Les cigognes ont l’art de maîtriser l’équadistance. C’est-à-dire qu’elles ont tendance à se situer plus ou moins au centre d’un champ, afin d’être au plus loin de leurs admirateurs.
Elles ont une grandes dextérité avec leur bec. Elles attrapent d’un mouvement vif leur proie. Puis la projette en l’air et la rattappe. Parfois, elles se loupent et au lieu de finir dans le bec, le ver de terre se retrouve en dessus !
Tôt le matin du 12 janvier, la cigogne, qui a eu un coup de coeur pour notre canton, était seule. Lorsque nous sommes revenus vers les 10h, une compagne l’avait rejointe.
La photo ayant été prise quand elles étaient présentes les deux et étant donnée que les individus se ressemblent beaucoup, je ne peux donc pas garantir qu il s’agisse bien de cette célèbre cigogne.
Sur cette partie de l’Ile de Ré, il y avait beaucoup de bernaches cravants (Branta bernicia), des courlis cendrés (Numenius arquata), des tournepierres à colliers (belle proximité), des barges à queue noire (Limosa limosa), des barges rousses (Limosa lapponica) et des huîtriers pies (Haematopus ostralegus).
Cette aigrette garzette (Egretta garzetta) était une des seules représentantes de son espèce.
Elle avait son coin préféré. Quand le groupe est passé trop près d’elle, elle l’a quitté un court instant. Puis elle y est retourné. Il y avait une cachette idéale avec nourriture à portée de bec.
l’Ile de Ré est impressionnante par la biodiversité et la quantité d’oiseaux.
Sur une autre partie de l’Ile, nous avons eu la chance d’observer d’autres limicoles, dont le rare bécasseau violet (Caldiris maritima).
L’aigrette garzette (Egretta garzetta) est plus petite (taille jusqu’à 65 cm) que la grande aigrette (Ardea alba) (taille jusqu’à 102 cm). Son bec est noir, contrairement à celui de la grande aigrette qui est jaune.
En réalité cette grande aigrette blanche (ardea alba) était réveillée depuis longtemps. Elle s’était posée une vingtaine de minutes avant. C’est après s’être toilettée (la séquence entière ici) et ébrouée comme un chien qu’elle a eu cet air ébouriffé look « je viens de me lever ».
Elles étaient deux, chacune dans « son » champ.
Celle-ci avait la particularité de ne pas être dérangée par les passants et les chiens. Le chemin était à environ une cinquantaine de mètres d’elle.
En rampant, puis cachée derrière un arbre, j’ai pu l’observer à une vingtaine de mètres.
Ce n’est pas une fable de La Fontaine, c’est juste la dure loi de la nature.
Le jour où j’ai photographié cette scène, j’attendais un bus qui n’est jamais venu. Si le bus était arrivé, cette photo n’existerait pas.
Je ne partage guère ce genre de photos, car j’aime plutôt partager des moments de joie.
Le régime alimentaire du héron se compose principalement de poisson. Il mange également des batraciens et même des serpents.
Lorsqu’il chasse, le héron cendré sait faire preuve de patience. Il peut rester immobile de long moment, puis attaquer de manière foudroyante. Il peut également se déplacer subrepticement.
Les hérons garde-boeufs (bubulcus ibis) forment à la fois un couple moderne et traditionnel.
Lors de la construction du nid, les rôles sont sur un registre plutôt traditionnel, le mâle apporte les roseaux et les petites branches, la femelle se charge de les disposer.
Par contre, lors de l’incubation qui dure entre 22 à 26 jours, mâle et femelle couvent alternativement.
Tout comme le coucou, le héron garde-boeufs peut faire preuve de parasitisme. Cependant à un niveau bien plus faible, car l’éclosion des oeufs couvés par une autre espèce est rarement au rendez-vous.
Très bonne nouvelle, il y a deux hérons pourprés (ardea purpurea) actuellement au Lac des Vernes. Très vraisemblablement, il s’agit d’un couple. Je photographiais celui de l’autre côté de la rive, quand celui-ci est apparu juste devant moi.
Peut-être s’agit-il même d’une famille, car il y a eu au même endroit, également cette année l’observation d’un juvénile.
Il y a très peu de hérons pourprés nicheurs en Suisse. Si j’ai bien compris le graphique de Vogelwarte,ch, il y a, cette année, entre 12 à 34 couples dans toute la Suisse.
Le premier signalement de héron pourpré sur Genève a été fait en 1987. Puis, plus rien jusqu’en 2016. Depuis, il y a régulièrement des observations . La plupart du temps, un seul individu.
Personnellement, j’en ai vus l’année passée au Lac des Vernes et aux Teppes de Verbois et cette année, également, au Moulin-de-Vert.
Cependant, c’est la première fois que j’en observe deux au même endroit.
Je venais de photographier un héron quand j’ai vu cet oiseau. Ma première pensée fut: que ce héron était bien clair avant que je ne réalise qu’il s’agissait d’une grande aigrette !
En Suisse, la grande aigrette (ardea alba) est beaucoup plus rare que le héron cendré (ardea cinerea).
J’ai donc eu la chance de voir l’une des rares estivantes localisée dans le canton de Genève.
En automne et en hiver, il y a la possibilité de les observer au bord des rives du lac de Neuchâtel.
La grande aigrette a failli disparaître au début du siècle dernier, car son plumage était très prisé par les chapeliers.