L’arolle, avec le mélèze, sont les principaux conifères de cette forêt.
Cette petite pousse d’arolle est certainement un des graines oubliées du cassenoix mouchetés. Le cassenoix raffolent de ces graines. Il en cache plusieurs milliers et il en retrouvent au moins la moitié et pour les plus doués les trois-quarts.
Il est difficile d’imaginer que cette jeune pousse peut devenir un arbre entre 20 et 30 mètres et supportant des froids allant jusqu’à moins 40 degrés.
Ce week-end, j’ai participé à un évènement organisé par Pro Natura Aletsch.
J’ai dormi sur place à la Villa Cassel. L’endroit est magnifique. Autant la villa que le paysage environnant.
La Villa Cassel se mérite. Elle est située à plus de 2000 mètres et n’est accessible qu’à pied (30 minutes) avec un dénivelé d’environ 150 mètres.
J’ai été particulièrement chanceuse. Ma chambre (dortoir) donnait « vue sur tétras lyre«
Cela restait assez loin. Cependant suffisamment près pour les apercevoir à l’oeil nu.
Le beau temps n’était pas au rendez-vous, ce qui, en fait, était plutôt un avantage. Car, selon la guide, ils se sentent protégés par le brouillard et/ou la pluie.
J’ai assisté, depuis ma fenêtre, à plusieurs combats de tétras lyre, dont un saut spectaculaire.
La Villa Cassel est entourée d’une réserve naturelle avec une biodiversité remarquable. Il y a, côté ornithologique, des cassenoix mouchetés, des linottes mélodieuses, des merles à plastron, des accenteurs mouchetés. Et, côté botanique, des orchis sureau et des anémones de printemps. La liste n’est, évidemment, pas exhaustive.
Les marmottes se situent plus près du village de Riederalp.
Sur cette photo, le bec de ce cassenoix moucheté m’a rappelé un poème de Cyrano de Bergerac.
C’est un pic, c’est un roc, c’est un cap. Que dis-je c’est un cap ! C’est une péninsule !
Son bec épais lui permet de décortiquer facilement les aroles des pins . Les forêts d’épicéas sont son habitat préféré. C’est un corvidé montagnard.
Comme l’écureuil, il fait des réserves durant la belle saison. Et grâce à une mémorisation visuelle des lieux, il retrouve sa nourriture même sous la neige !
Je l’ai photographié à une altitude d’environ 2000 mètres à Tignoussa en dessus de St-Luc.
La possibilité d’en voir sur le canton de Genève est quasi nulle. Il n’y a eu que 6 observations annoncées entre 2016 et 2019.