Ce grand gravelot (Charadrius hiaticula) a fait une escale à Genève et s’est rendu sur le même site que le tournepierre à collier (Arenaria interpres).
La cohabitation n’était pas aussi harmonieuse que celle d’y à quelques jours, entre le bécasseau variable et le tournepierre.
Il y a eu une petite friction entre lui et le tournepierre.
Cependant dans l’ensemble, ils se rendaient aux mêmes endroits au même moment. Hormis la friction, la distance entre eux étaient juste un peu plus grande.
Cet automne, due à une période de fortes pluies, il y a eu un bon nombre de limicoles qui ont fait un séjour prolongé à Genève.
Même en sachant qu’il y a un tournepierre sur une plage, vous n’avez pas la garantie de le voir, tellement il se confond parfaitement avec son environnement.
Le tournepierre à collier (Arenaria interpres) est tellement certain de son camouflage, qu’il ne part pas quand on l’approche.
Bien qu’il soit peu farouche, sa manie d’inspecter sous les algues pour chercher des mollusques ou des crustacés, fait qu’il n’est pas aisé à photographier.
C’est en le voyant tourner les algues et les petits galets que j’ai compris d’où provenait son nom. Ce comportement est vraiment caractéristique et cela se reflète dans plusieurs langues: Ruddy Turnstone (en), voltapietre (it), Steinwälzer (de). steeloper (nl).
PS: depuis novembre, un autre tournepierre à collier (Arenaria interpres) fait une halte prolongée dans le canton de Genève, je lui ai consacré une page. Vous pourrez constater que le dessin du collier est différent.
Comme tous les mois de septembre, les bécasseaux variables étaient au rendez-vous. Le mois de septembre est le mois des limicoles par excellence.
Le bécasseau variable étant le plus commun, est celui dont nous avons le plus de chance de voir.
Ce bécasseau variable (Calidris alpina) partageait le gite et le couvert avec un tournepierre à collier (Arenaria interpres).
Ils n’avaient pas du tout le même style dans leur façon de manger. Le bécasseau recherchait, d’une démarche affairée, son corps à l’horizontal des vers et des insectes en plongeant de temps en temps son long bec noir dans la vase, alors que le tounepierre soulevait les algues gisantes afin d’y chercher, dessous, des mollusques et des crustacés.
Leur recherche de nourriture se faisait parfois à quelques centimètres l’un de l’autre.
À vrai dire, je ne sais pas s’ils ont amis et s’ils voyagent ensemble. Cependant, j’aime imaginer une amitié inter espèce.
J’ai vu pour la première fois ce jeune combattant varié (Calidris pugnax) lundi 18 septembre. Sa présence avait été signalé depuis le 13 septembre. Je craignais qu’il soit déjà reparti. Cependant le temps étant pluvieux et orageux, j’avais bon espoir qu’il soit encore là.
Le temps n’était vraiment pas festif, les canards, mouettes et cygnes s’étaient regroupés le longs des rives de la Nouvelle Plage des Eaux-Vives.
Et là, au milieu des harles bièvres femelles, je l’ai vu.
Il est magnifique et il a un sacré tempérament.
Il n’a peur de rien. Lorsqu’il n’a plus envie de fouiller la vase, il va voir si c’est meilleur dans le gazon d’à côté.
Déterminé, il traverse la plage en direction de la zone convoitée. Les photographes sur son chemin n’ont qu’à se retirer.
Je l’ai vu à plusieurs reprises faire cela. Samedi 23 septembre, j’étais à plat ventre en train de le photographier, il s’est approché à moins de 2 mètres de moi, puis m’a longé. Au niveau de mes mollets,, il a marqué un temps d’hésitation.. J’ai pensé qu’il allait venir sur mes jambes. Finalement, il a continué son chemin. Il a escaladé le muret, traversé la « route ». Il y avait une dizaine de personnes en train de l’observer. Il a fait un petit stop afin que nous puissions l’admirer, puis il est allé avec élégance se sustenter.
Ce bécasseau sanderling s’est régalé. Il a mangé deux verres de terre à peu de temps d’intervalle . Le premier lombric était spécialement conséquent et il a eu un peu de difficulté à l’avaler. Il avait ses joues toutes gonflées. Ensuite, il est allé boire un petit coup pour le faire descendre.
En sachant qu’un bécasseau sanderling (caldris alba) a un poids qui varie de 45 à 85 grammes et qu’en moyenne un ver de terre pèse 5 grammes, imaginez ce que nous devrions manger en tant qu’humain pour faire un festin royal de cette ampleur.
Ce n’est que pour des raisons de contraintes météorologiques que nous avons l’occasion parfois de les apercevoir. Ce bécasseau sanderling était tout seul. L’année passée, il y en a deux qui avait fait une escale à Genève.
C’est un oiseau grégaire inféodé au littoral marin. Je les avais vus en Afrique du Sud en train de picorer, par centaine, le long des rivages. Dès qu’une vague arrivait, ils trottinaient vivement pour l’éviter, puis ils revenaient prestement pour continuer de se nourrir dès que la vague s’était retirée. C’était un spectacle très amusant à observer.
Cette photo, malgré son air estival a été prise le 28 octobre dans le Parc Mon Repos à Genève.
Le moro-sphinx (Macroglossum stellatarum) est un papillon diurne qui a la particularité de faire du vol stationnaire.
La première fois que je l’ai vu, c’était il y a 20 ans en Bretagne. Il butinait tel un colibri sur un bouquet de fleurs. Naïvement, j’avais cru que c’était réellement un colibri.
Cette photo sort du commun, car c’est la seule fois où j’ai observé un moro-sphinx avec une étamine au bout de sa trompe. Sur internet, je n’ai pas trouvé d’autre photo avec un moro-spinx et une étamine.
Personnellement je pense que c’est volontaire de sa part. Une autre personne qui a vu cette photo penchait plutôt sur l’idée que l’étamine était restée collée.
Et vous, avez-vous déjà vu un moro-sphinx avec une étamine ? Savez-vous ce qu’il en fait ?
Au mois d’août, j’avais croisé un écureuil méga roux (sciurus) que j’avais surnommé Poil de Carotte. Il était extrêmement vif et très difficile d’approche.
Son roux jurait un peu sur le vert.
J’avais eu un vrai coup de foudre pour lui. Le même jour, j’avais eu un instant magique avec des mésanges charbonnière. J’étais en dessous de conifères pour essayer de photographier un pic-vert. Elles étaient parfois à moins d’un mètre de moi. Voir la vidéo avec les mésanges.
Aujourd’hui , j’ai vu à nouveau, dans le même parc, un écureuil très roux. Cependant son pelage avait une couleur plus foncée sur les flancs.
Son tempérament était également très vif, mais il me semble, moins méfiant que Poil de Carotte. De plus, celui-ci a des pinceaux.
Il me semble également que celui-ci a le museau plus clair.
Est-ce un membre de sa famille ou simplement Poil de Carotte qui a grandi ?
À votre avis Poil de Carotte or Not Poil de Carotte ?
Non seulement, la sittelle torchepot (Sitta europaea) a la capacité de se déplacer sur les troncs des arbres dans tous les sens, même tête en bas !
Mais elle a également des dons de mâçonnerie.
Contrairement au pic, qui utilise son bec comme une sorte de marteau-piqueur, la sittelle torchepot l’utilise plutôt comme une truelle.
Ce qui fait qu’il lui arrive se squatter le nid d’un pic, mais afin que celui-ci, ou des étourneaux ne rentrent dans la cavité, elle en restreint l’entrée par un torchis !
Elle adapte son régime alimentaire en fonction des saisons. La sittelle torchepot est insectivore l’été et granivore l’hiver.
Elle est capable de casser une noisette en coinçant celle-ci entre ses pattes et en lui donnant des grands coup de becs.
Nous avons eu la chance d’observer de relativement près ce pic épeiche depuis la cabane no 2 des Teppes de Verbois.
À côté de ces deux arbres, il y a une autre espèce d’arbre qui lui est souvent fréquenté par des jeunes pic-verts.
Le pic épeiche est bien plus communs que son petit « cousin » le pic épeichette.
Aux Teppes de Verbois, il peut y avoir de belles surprises, il y a peu plusieurs espèces de limicoles y ont été observés, tels que chevaliers aboyeurs, chevaliers culs blancs, vanneaux huppés. Il y a même eu, début du mois d’août, un Ibis falcinelle qui y a séjourné presque 10 jours.