Aujourd’hui, j’ai inauguré mes jumelles. Je recherchais des tâches foncées sur les parois. Alors qu’en fait, il fallait rechercher des tâches claires.
Le pelage des chamois (Rupicapra rupicapra) varie fortement entre l’hiver et l’été. Le pelage d’hiver est plus dense et beaucoup plus sombre.
Durant leur première année, on nomme les jeunes chamois des chevreaux, puis dans leur seconde année on les nomme des éterlous (les mâles) et éterles (les femelles)
On reconnait un éterlou par son aspect juvénile et le fait que ses cornes soient déjà recourbées, mais qu’elles ne dépassent pas encore les oreilles.
Les parent chassent les éterlous afin de laisser de la place à la future génération.
Nous avons vu des chevreaux au loin, qui restaient bien sagement auprès de leurs parents.
Le 1er mai, au lieu d’aller cueillir du muguet, nous sommes aller aux Pléaides pour voir les fameux champs de narcisses.
Il n’y avait encore que quelques fleurs d’ouvertes. Lorsque toutes les fleurs sont ouvertes, il y a quelque chose de magique. Cela donne l’illusion qu’il y a de la neige.
Afin de s’assurer d’y aller au meilleur moment, il est judicieux de regarder la météo des narcisses
Il y a deux sortes de narcisses sauvages aux Pléiades, les narcissus poeticus et les narcissus radiflorus aux pétales très fins qui font penser à une éolienne.
Depuis fin novembre 2024, une harelde boréale (Clangula hyemalis) séjourne dans le canton de Genève.
Les hareldes boréales viennent en très petits nombres en Suisse. Leur site de nidification est situé en mer baltique ou océan Arctique. Lorsque ces lieux sont pris par la banquise, elles migrent dans nos régions.
Surprise par le temps qu’elle passait sous l’eau, j’ai chronométré ses performances. Elle est restée jusqu’à 45 secondes.
Cependant, certaines de ses congénères tiennent jusqu’à 2 minutes et vont jusqu’à une profondeur de 50 mètres pour y rechercher poissons ou crustacés.
Les hareldes boréales ont un système de mue complexe. Elle ont quatre plumages différents par an. Ce qui rend difficile la détermination de leur âge et de leur sexe. Celle-ci est un mâle de deuxième année selon les experts.
Depuis fin novembre 2024, une cigogne blanche (ciconia ciconia) séjourne dans le canton de Genève.
On ne sait pas si elle est blessée. Une personne qui l’a observée durant un mois, ne l’a jamais vu voler.
Elle semble avoir pris ses aises. Il a même été mentionné que parfois elle se promenait dans un village du canton.
Quelques camarades viennent de temps à autre lui tenir compagnie.
Les cigognes ont l’art de maîtriser l’équadistance. C’est-à-dire qu’elles ont tendance à se situer plus ou moins au centre d’un champ, afin d’être au plus loin de leurs admirateurs.
Elles ont une grandes dextérité avec leur bec. Elles attrapent d’un mouvement vif leur proie. Puis la projette en l’air et la rattappe. Parfois, elles se loupent et au lieu de finir dans le bec, le ver de terre se retrouve en dessus !
Tôt le matin du 12 janvier, la cigogne, qui a eu un coup de coeur pour notre canton, était seule. Lorsque nous sommes revenus vers les 10h, une compagne l’avait rejointe.
La photo ayant été prise quand elles étaient présentes les deux et étant donnée que les individus se ressemblent beaucoup, je ne peux donc pas garantir qu il s’agisse bien de cette célèbre cigogne.
Le 29 décembre, nous avons organisé au Conservatoire et Jardin botanique de Genève un casting* mésanges.
Nous leur avons préparé le cadre, une belle branche avec un fond harmonieux.
Nous les avons rémunérées de graines de tournesols biologiques.
Elles sont venues en grands nombres. Principalement des mésanges charbonnières (Parus major), quelques mésanges bleues (Cyanistes caeruleus) et deux-trois mésanges noires (Periparus ater).
Il y a même une sittelle torcheto (Sitta europaea) qui s’est présentée.
La plupart des participantes n’ont pas bien saisies qu’il fallait se poser tranquillement pour le shooting photos.
Celle qui a été retenue est donc cette jolie mésange noire.
* nota bene: ce genre de casting ne doit se faire qu’en hiver et dans des parcs publics.
La première animation oiseaux de St-Blaise et de la Tène commençait à 6h.
Le paysage était magnifique. Nous avons vu et entendu une grande variété d’oiseaux. Certains ont eu la chance d’entrapercevoir le loriot. Nous avons bien pu observer le blongios nain. Et, petit cadeau, nous avons vu un castor nager paisiblement. dans le port de la Ramée. Notre présence ne l’a pas gêné. Dans le canton de Neuchâtel, le castor est habitué à l’humain et il semble que seul le passage d’une voiture avec de la musique forte avec des basses puisse le perturber
Petite pause déjeuner avant de me rendre à la deuxième animation couleuvres et compagnie L’animateur était allé chercher quelques serpents peu de temps avant et il nous a présenté des orvets et des couleuvres à collier.
J’ai également participé le jeudi à une sortie dans le canton de Genève nommée à la découverte du serpent le plus rare de Suisse: la couleuvre vipérine. Ce sont surtout les enfants et l’animateur qui les ont trouvé. Nous en avons vu quatre: une adulte, une subadulte et deux jeunes. Les couleuvres vipérines (natrix maura) sont beaucoup plus fines et plus petites que les couleuvres à collier (natrix natrix)
J’avais vu des biches depuis le bus. Je suis descendue du bus et j’ai longé la route, j’étais pourtant à une grande distance, mais elles ont commencés à rentrer dans les bois.
Plus tard, j’étais à l’affût lorsque la harde est arrivée.
J’imagine que c’est le bruit du déclenchement de mon appareil qui les a alertées.
Deux en particuliers ont regardé dans ma direction, certaines étaient déjà plus en avant. Ensuite elles ont décidés de continuer leur chemin. Puis il y a eu un contre-ordre, ce qui a semé la confusion.
Au final, elles sont reparties d’où elles étaient venues.