Non seulement, la sittelle torchepot (Sitta europaea) a la capacité de se déplacer sur les troncs des arbres dans tous les sens, même tête en bas !
Mais elle a également des dons de mâçonnerie.
Contrairement au pic, qui utilise son bec comme une sorte de marteau-piqueur, la sittelle torchepot l’utilise plutôt comme une truelle.
Ce qui fait qu’il lui arrive se squatter le nid d’un pic, mais afin que celui-ci, ou des étourneaux ne rentrent dans la cavité, elle en restreint l’entrée par un torchis !
Elle adapte son régime alimentaire en fonction des saisons. La sittelle torchepot est insectivore l’été et granivore l’hiver.
Elle est capable de casser une noisette en coinçant celle-ci entre ses pattes et en lui donnant des grands coup de becs.
Nous avons eu la chance d’observer de relativement près ce pic épeiche depuis la cabane no 2 des Teppes de Verbois.
À côté de ces deux arbres, il y a une autre espèce d’arbre qui lui est souvent fréquenté par des jeunes pic-verts.
Le pic épeiche est bien plus communs que son petit « cousin » le pic épeichette.
Aux Teppes de Verbois, il peut y avoir de belles surprises, il y a peu plusieurs espèces de limicoles y ont été observés, tels que chevaliers aboyeurs, chevaliers culs blancs, vanneaux huppés. Il y a même eu, début du mois d’août, un Ibis falcinelle qui y a séjourné presque 10 jours.
Les bécasseaux Sanderling (calidris alba) viennent de pays situés tout au nord et migrent très au Sud, parfois jusqu’en Amérique du Sud. Leur migration peut être de plus de 5000 km ! Certains viennent de Sibérie et et terminent leur migration en Arabie Saoudite.
Performance impressionnante pour un oiseau qui ne dépasse pas les 85 grammes.
À Genève, sur les rives du lac Léman, il y avait deux bécasseaux Sanderling début septembre. Le premier semble être arrivé quelques jours avant l’autre.
La présence humaine les laissait de marbre. Vers les midis, j’ai vu l’un d’eux marcher à moins deux mètres d’une personne debout. Le bécasseau a juste fait un petit détour afin d’éviter les pieds et a un peu accéléré le pas.
Ensuite, à moins de 5 mètres des gens, il s’est installé pour une sieste.
Certains expliquent ce genre de comportement par le fait qu’ils viennent de contrées inhabitées et, ne connaissant pas l’homme, ils n’en ont pas peur.
D’autres pensent qu’ils sont tellement fatigués de leur long périple qu’ils ne font plus attention.
Saisir ce grand gravelot juvénile (Charadrius hiaticula) n’a pas été une mince affaire.
J’ai longé, sous une pluie battante, avec en arrière fond, le tonnerre qui grondait, une grande partie des berges.
Finalement, je l’ai trouvé sur la place avec un bécasseau variable.
De temps en temps, ils se nourrissaient chacun de leur côté et parfois, ils étaient très proches l’un de l’autre. Selon moi, ils migrent ensemble.
Au bout d’une heure, le bécasseau variable s’est envolé et le grand gravelot s’est couché. Il semblait vouloir faire une sieste, ses yeux se fermaient, puis ils les rouvraient pour surveiller les alentours.
Cela fait la troisième année consécutive que j’aperçois ensemble un bécasseau variable (calidris alpina) et un grand gravelot ( Charadrius hiaticula).
J’imaginais qu’ils étaient amis et voyageaient régulièrement ensemble…..Jusqu’à ce que j’apprenne par un ornithologue qu’en fait le grand gravelot qui l’accompagne est un juvénile.
Par conséquent, ce ne peut être les deux mêmes oiseaux de l’année passée.
J’aime penser que ce sont les enfants de ceux des années précédentes.
Cette année, ils sont arrivés bien tôt à Genève. En 2021, c’était fin septembre et en 2020, je les ai vus début octobre,
Bien que tout petit, 15 cm au maximum et un poids plume variant de 17 à 32 grammes, le bécasseau de Temminck ( (Calidris temminckii) est fort téméraire.
Tout prêt de lui, il y avait un jet ski très bruyant et qui occasionnait de fortes vagues, cela l’a laissé de glace. Même en ayant été éclaboussé, Il a continué sans relâche sa quête de nourriture.
On peut voir sur la photo une petite goutte qui perle sur s0n plumage.
C’est très rare d’avoir la chance de l’observer. La première fois qu’il a été vu dans le canton de Genève, c’était en 1988 ! Il a fallu attendre 2020 pour avoir l’occasion d’en observer à nouveau un. C’est seulement la troisième année qu’un bécasseau de Temminck est signalé dans la région. Sur ce lien, vous trouverez quelques photos supplémentaires de son escale à Genève.
Est-ce le même qu’en 2020 ? Certains oiseaux reviennent régulièrement sur les mêmes sites.
Peut-être, tout comme l’harle piette qui a pris ses habitudes dans le canton, aurons-nous la chance de revoir le bécasseau de Temminck l’année prochaine sur ce site.
Ce jeune rougegorge familier (Erithacus rubecula) a bravé la pluie courageusement. À un certain moment, il a tout de même rentré la tête dans les épaules afin de se protéger.
Cette pluie était une vraie bénédiction, cela faisait des semaines qu’il n’avait presque pas plu.
Beaucoup de marais sont asséchés.
Il a plu quelques jours en abondance, la nature a repris du poil de la bête.
Cependant, ce n’est pas encore suffisant. Espérons que la pluie revienne bientôt.
La pie-grièche écorcheur (Lanius collurio) est un bel oiseau. Tant le mâle avec son masque oculaire noir que la femelle avec son dessous blanc crème avec des dessins en forme d’écailles.
Ce couple glamour a des moeurs barbares. Ils n’hésitent pas à empaler sur des pics naturels, telles que des épines. mais également sur des fils barbelés leurs plus grandes proies, Cela peut être une libellule, mais également une musaraignes, un petit lézard ou une grenouille.
Même les petits passereaux peuvent faire partie de leur régime alimentaire !
Leur garde-manger se nomme un lardoir.
La pie-grièche écorcheur vient en Suisse de mai à septembre, puis elle retourne en Afrique tropicale durant la saison froide.
Ce beau mâle, rousserolle turdoïde (Acrocephalus arundinaceus) ne ménageait pas sa peine pour trouver son âme soeur.
Bien installé sur la tige d’un phragmite, durant de longue minutes, il chantait de sa voix rocailleuse et « craquante ». De temps en temps, il se déplaçait un peu et recommençait, bien qu’aucune femelle ne semblait être dans les parages.
Près de lui, il n’y avait que des rousserolles « petit format ». C’est-à-dire des rousserolles effarvattes ( Acrocephalus scirpaceus) qui pèsent la moitié et sont un tiers plus petite que la turdoïde.
Espérant qu’enfin une femelle va arriver. Cela fait maintenant une dizaine de jour qu’il est dans ce lieu et que seule sa présence est signalée.