Ce matin, j’ai entraperçu une tache sombre se déplacer dans les hautes herbes. C’était un renard roux. Son dos dépassait à peine.
J’étais à la lisière du champ, il y avait des arbustes à ma gauche. Je me suis baissée pour mieux l’observer sans le déranger.
Il était relativement loin, je l’ai vu tenter de muloter. Le bond n’était pas encore assez haut, ni assez précis.
Il se dirigeait du côté des bois, quand il a dévié son chemin…. et il est venu dans ma direction.
Une émotion intense m’a saisie. La joie de le voir se rapprocher mêlée avec la crainte qu’il m’aperçoive et s’enfuit. Il est venu à une vingtaine de mètre de moi. Après qu’il m’ait vu, il a simplement repris son chemin initial et a disparu dans les fourrés. Il n’a pas manifesté de peur.
Ce sont des moments qui restent gravés longtemps. en soi.
Ce castor était tellement impatient d’habiter dans son nouveau logis qu’il y a dormi lorsqu’il n’était pas encore totalement aménagé.
Ce qui a été une grande chance pour nous.
C’est grâce à cela qu’il a été repéré. Il dormait la tête à l’abri et le postérieur à l’extérieur.
Toutes les 10 à 15 minutes environ, il bougeait un petit peu.
Nous sommes restés environ deux heures à l’observer. Nous étions sur le point de partir quand il a bougé un peu plus. Et là, miracle, il s’est un peu frotté le museau, il a jeté un petit regard dans notre direction ,puis il s’est tourné de l’autre côté. Dès lors, nous avons à nouveau eu la vue sur son arrière-train.
Le clou du spectacle a duré à peine une dizaine de secondes !
Quel moment intense.
Nous sommes retournés les jours suivants, nous ne l’avons pas vu. Par contre nous avons constaté que les pierres avaient bougées. On imagine que maintenant son installation est terminée et qu’il peut dormir le corps entier à l’abri des regards indiscrets.
Transporter cette pomme sauvage (malus silvestris) n’était pas une mince affaire pour cet écureuil roux.
Là, il la tient du bout des dents. À d’autres moments, il avait sa mâchoire grande ouverte. Il essayait de l’emmener dans les hauteurs.
Puis il a été dérangé et il a pris la poudre d’escampette. Je ne sais pas ce qu’il est advenu de son précieux butin. La pomme est certainement tombée.
J’ai attendu un moment afin de voir s’il revenait s’en occupée. Cela n’a pas été le cas.
En automne, il est facile d’apercevoir des écureuils au jardin botanique de Genève. Ils sont à la recherche de la nourriture qu’ils ont caché durant la belle saison.
Cette photo a été prise au 400 mm et n’a pas été recadrée.
Bien qu’il nous ait vu, ce jeune écureuil a continué à s’approcher de nous.
Sa curiosité doit tenir à sa jeunesse.
J’aime ce mélange à la fois d’effronterie et d’innocence.
Nous n’avions pourtant rien à manger. Et même si nous avions eu quelque chose nous ne lui aurions pas donné afin qu’il ne prenne pas de mauvaises habitudes nuisible à sa santé.
Depuis plusieurs années, j’essaie de photographier le cerf durant la période du brame. L’année passée, je suis allée dans le vallon de Réchy près de Vercorin, dans le canton du Valais. Il n’était pas au rendez-vous.
Finalement, c’est dans le canton de Genève que j’ai eu l’occasion de le rencontrer avec sa harde de dix biches et deux faons.
C’est un magnifique cerfs 10 cors. Plus la ramure du cerf est imposante, plus il est haut placé et plus sa harde est grande.
Certains cerfs trichent et rajoutent de la végétation ou de la broussaille pour paraître plus séduisant !
Après une journée très chaude où presque tous les animaux étaient cachés, nous avons reçu un superbe cadeau de la nature.
Un jeune blaireau encore innocent et pas farouche.
Tout d’abord, nous avons aperçu un jeune renard qui lui a tout de suite fait demi-tour quand il nous a aperçu. Ensuite, nous avons vu une paire d’yeux.
C’était ce jeune blaireau qui a commencé a descendre juste devant nous, pas gêné pour la moindre des sous par les bruits de l’obturateur de nos appareils photos.
Les blaireaux n’ont pas une très bonne ouïe, par contre, ils ont un excellent odorat, logiquement il a dû nous sentir.
Cela a été un grand moment de joie. Nous n’en revenions pas de notre chance.
Puis nous avons même eu la chance d’observer son frère (ou sa soeur).
Cette fratrie comporte au moins trois renardeaux (vulpes vulpes). Ces deux s’amusaient et se chamaillaient, alors que le troisième, plus chétif, se tenait en dehors de ces jeux.
Ils étaient encore plein d’insouciance, cependant, parfois une fraction de seconde, dans un regard, on entrevoyait déjà le futur prédateur.
Ils devaient certainement avoir moins de six semaines, car leurs yeux étaient encore bleus.
Adultes, la couleur des yeux des renards peuvent varier du jaune d’ambre au brun en passant par le vert.