Bien que c’était jour du bain, chez les pinsons des arbres (fringilla coelebs), celui-ci s’est abstenu.
Il a hésité un moment, s’est questionné: « j’y vais ou je n’y vais pas ? »,
Finalement, il a dû penser que l’eau était trop froide et il a préféré juste s’abreuver.
En Suisse, c’est le pinson des arbres qui est l’oiseau nicheur le plus abondant. Et non, comme nous pourrions le croire, le moineau.
Le pinson est omnivore et guère difficile dans le choix de son habitat, c’est ce qui lui permet de prospérer. Par contre, contrairement au moineau, il ne se rapproche guère de l’humain.
rougequeue à front blanc mâle (phoenicurus phoenicurus)
Le beau buste orange du rougequeue à front blanc (phoenicurus phoenicurus) attire le regard. Il est moins discret visuellement que son cousin le rougequeue à tête noire, par contre il est nettement plus rare, car son habitat se raréfie.
C’est un oiseau cavernicole, cela signifie qu’il niche dans des cavités. Les vergers à hautes-tiges et les vieux arbres lui conviennent particulièrement.
C’est un oiseau qui semble aimé les couleurs flashy. Les oeufs du rougequeue à front blancs sont turquoises ! La première ponte, environ 5 à 7 oeufs, a lieu aux alentours de la mi-mai. Les oeufs sont couvés environ 12 jours. Puis les oisillons vivent une douzaine de jours dans le nid avant de le quitter
Très bonne nouvelle, il y a deux hérons pourprés (ardea purpurea) actuellement au Lac des Vernes. Très vraisemblablement, il s’agit d’un couple. Je photographiais celui de l’autre côté de la rive, quand celui-ci est apparu juste devant moi.
Peut-être s’agit-il même d’une famille, car il y a eu au même endroit, également cette année l’observation d’un juvénile.
Il y a très peu de hérons pourprés nicheurs en Suisse. Si j’ai bien compris le graphique de Vogelwarte,ch, il y a, cette année, entre 12 à 34 couples dans toute la Suisse.
Le premier signalement de héron pourpré sur Genève a été fait en 1987. Puis, plus rien jusqu’en 2016. Depuis, il y a régulièrement des observations . La plupart du temps, un seul individu.
Personnellement, j’en ai vus l’année passée au Lac des Vernes et aux Teppes de Verbois et cette année, également, au Moulin-de-Vert.
Cependant, c’est la première fois que j’en observe deux au même endroit.
Cette linotte mélodieuse mâle (linaria cannabina) a revêtu sa tenue de parade.
Celle-ci devait répéter avant de déclarer sa flamme à sa belle,
Ce mâle s’est laissé tirer le portrait entre 18h50 et 18h55, ne prêtant aucune attention à ma présence tant il était concentré sur ses vocalises.
Lorsque la femelle convoitée est dans les parages, en plus de chanter, perché sur un buisson, il bombe le torse pour exhiber sa parure rouge, agite ses ailes et étale sa queue liseré blanc. Puis il s’approche d’elle. Et conclut…ou pas !
Le Rossignol philomèle (luscinia megarhynchos) est difficile à photographier. Il est facilement identifiable par son chant mélodieux. Cependant, il a la fâcheuse habitude de chanter à l’abri des regards.
Celui-ci n’en avait cure et chantait à coeur joie sur son rosier sauvage. Il a même fait quelques allers et venues. Il a dégusté tranquillement une libellule déprimée.
Le jeune mâle apprend à chanter en imitant ses ainés.
J’ai vu ce rossignol dans une réserve naturelle commune avec la France. Lorsque je l’ai photographié, il était du côté français, mais j’aime à imaginer qu’il traverse régulièrement la frontière.
Le rossignol philomèle vient en Suisse pour ces vacances estivales (entre avril et septembre). Dans le canton de Genève, on peut l’observer, entre autre, aux Marais de Sionnet et au Lac des Vernes.
L’hypolaïs polyglotte (hippolais polyglotta) tient son nom au fait qu’il serait capable d’imiter d’autres oiseaux.
Cependant, les avis divergent sur ce point.
Selon Le guide ornitho de L. Svensson, LA référence pour les ornithologues, il peut imiter la rousserolle verderolle, son cousin l’hypolaïs ictérine et les petites fauvettes.
Alors que Wikipédia nuance et précise que ce ne sont pas réellement des imitations, mais seulement quelques strophes qui ressemblent au chant de la rousserolle effarvatte ou de la fauvette grisette.
Si vous en savez plus, n’hésitez pas à me le faire savoir.
Lorsque j’ai photographié cette pie-grièche écorcheur femelle (lanius collurio), je ne savais pas quel oiseau c’était.
Je connaissais le mâle qui porte un masque de Zorro.
La femelle a un plumage plus discret. Le dessus est brun, le dessous est de couleur blanc cassé avec de subtiles dessin d’écailles.
Les pies-grièches font des provisions. Si vous trouvez une sauterelle ou un criquet empalé sur une épine, c’est certainement que vous êtes tombés sur un de leur garde-manger !
C’est ma première photo de rousserolle effarvatte genevoise !
J’ai eu l’occasion d’en photographier dans le canton de Vaud à la réserve naturelle des Grangettes et à celle de Creux de Terre.
Celle-ci a été photographiée au Lac des Vernes à Meyrin.
La rousserolle effarvate (acrocephalus scirpaceus) se faufile discrètement entre les roseaux. Mais parfois, comme au jeu du mikado, elle en fait bouger un et c’est ainsi que l’on peut la repérer, Les roseaux lui servent également de perchoir.
Son chant est assez spécifique, il est rauque et guère mélodieux.