L’arolle, avec le mélèze, sont les principaux conifères de cette forêt.
Cette petite pousse d’arolle est certainement un des graines oubliées du cassenoix mouchetés. Le cassenoix raffolent de ces graines. Il en cache plusieurs milliers et il en retrouvent au moins la moitié et pour les plus doués les trois-quarts.
Il est difficile d’imaginer que cette jeune pousse peut devenir un arbre entre 20 et 30 mètres et supportant des froids allant jusqu’à moins 40 degrés.
Aujourd’hui, j’ai inauguré mes jumelles. Je recherchais des tâches foncées sur les parois. Alors qu’en fait, il fallait rechercher des tâches claires.
Le pelage des chamois (Rupicapra rupicapra) varie fortement entre l’hiver et l’été. Le pelage d’hiver est plus dense et beaucoup plus sombre.
Durant leur première année, on nomme les jeunes chamois des chevreaux, puis dans leur seconde année on les nomme des éterlous (les mâles) et éterles (les femelles)
On reconnait un éterlou par son aspect juvénile et le fait que ses cornes soient déjà recourbées, mais qu’elles ne dépassent pas encore les oreilles.
Les parent chassent les éterlous afin de laisser de la place à la future génération.
Nous avons vu des chevreaux au loin, qui restaient bien sagement auprès de leurs parents.
Certaine orchidées sauvages imitent des insectes. L’ophrys (Ophrys fuciflora) bourdon imite l’apparence d’un bourdon et à même une odeur similaire à un bourdon femelle. Certaines abeilles solitaires mâles, qui ont peut-être bu autre chose que du Canada Dry, se laisse berner par ce stratagème. Ainsi, involontairement, l’abeille solitaire mâle transporte du pollen d’une fleur à l’autre, ce qui permet à l’orchidée de se reproduire.
S’il n’y a pas d’abeilles solitaires (ivres) dans les parages, l’autopollinisation est possible.
L’Ophrys mouche (Ophrys insectifera) quand à elle imite, comme son nom l’indique, une mouche. Il n’y a pas beaucoup de documentation à son sujet.
Ce papillon demi-deuil (Melanargia galathea) trouvait la centaurée tout à fait à son goût. Un congénère est venu un moment sur la même fleur, puis sur la fleur d’à côté.
Puis il y a même une abeille qui est venue. Alors qu’habituellement ce genre de visite impromptue fait décoller les papillons, celui-ci est resté bien campé sur sa délicieuse fleur et l’abeille est repartie quelques secondes plus tard.
Le moins que l’on puisse dire c’est que la femelle demi-deuil n’a pas un instinct maternel très développé. Elle abandonne ses oeufs en les lâchant d’un perchoir ou tout simplement en vol !
Son nom intrigue. Pourquoi une libellule serait déprimée ? Dans les faits, son nom provient de son abdomen aplati. En latin, son nom est libellula depressa.
Rien n’empêche donc une libellule déprimée d’être joyeuse.
Elles aiment bien faire des bains de soleil.
Il y a une grande différence morphologique entre la libellule mâle et la femelle.
Le mâle à l’abdomen bleu ciel, alors que celui de la femelle est jaune brun.
Les libellules immatures ressemblent beaucoup aux libellules femelles, mise à part la couleur des yeux qui sont verts, alors que ceux de la femelle sont bruns.
Le castor du centre Birdlife de la Sauge n’est pas aussi célèbre que le couple de Martin-pêcheurs.
Lors des fêtes de Pâques, nous n’avons pas vu les martins-pêcheurs. Ils étaient peu actifs, car ils attendaient un heureux évènement.
Le mâle et la femelle couvent tour à tour. Pas de Tanguy chez les Martins-pêcheurs. Le couple s’occupe des oisillons environ quatre semaines, puis les chasse.
Hormis la période de nidification, les martins-pêcheurs sont assez solitaires. Le couple de La Sauge semble faire exception.
Afin de ne pas frustrer les visiteurs, un couple de bergeronnettes grises paradaient sur la fameuse branche.
Puis un peu avant midi, une star surprise est apparue très brièvement: le castor.
La question a-t-il eu le temps de déposer les oeufs ?
Peu de temps avant, je l’avais surpris dissimulé derrière de hautes herbes. Peut-être voulait-il tester une cachette pour les lapins en chocolat et autres friandises.
Aujourd’hui le concert des grenouilles au jardin botanique attiraient les badauds loin à la ronde.
Au printemps. lors de la période des amours leurs coassements peuvent atteindre jusqu’à 100 décibels, autant qu’un orchestre classique.
Il y avait des moments de silence, puis une grenouille commençait à coasser, une autre lui répondait, puis plusieurs. Cela allait crescendo. Puis à nouveau un moment de calme. C’était fascinant de les écouter.
Sur cette photo, celle de dessus me fait penser à un boxeur victorieux.