Aujourd’hui le concert des grenouilles au jardin botanique attiraient les badauds loin à la ronde.
Au printemps. lors de la période des amours leurs coassements peuvent atteindre jusqu’à 100 décibels, autant qu’un orchestre classique.
Il y avait des moments de silence, puis une grenouille commençait à coasser, une autre lui répondait, puis plusieurs. Cela allait crescendo. Puis à nouveau un moment de calme. C’était fascinant de les écouter.
Sur cette photo, celle de dessus me fait penser à un boxeur victorieux.
Quel magnifique anniversaire. J’ai pu réaliser un rêve que j’avais depuis quelques années: photographier une hermine.
En plus elle était dans son magnifique pelage d’hiver.
Sur le chemin. à l’aller, nous avions aperçu plein de trous dans l’herbe et avions pensé qu’il s’agissait de taupes, tout en espérant, sans y croire qu’il pouvait éventuellement y avoir une hermine.
Au retour, de très loin, j’ai vu une tâche blanche bouger. C’était elle. Trop belle !
Elle a un comportement très espiègle. Elle sort sa petite frimousse. Puis elle rentre dans son trou. Quelques secondes plus tard, elle apparaît un peu plus loin.
Après un certain moment, elle a commencé à prendre la confiance et sortait totalement. Elle courait par-ci, elle courait par-là, comme le furet de la chanson. Faisait de vifs volte-face.
Puis à un moment, elle s’est mise sur ces deux pattes arrière et a commencé à chanter « Happy Birthday to you » Quelle émotion.
Le 29 décembre, nous avons organisé au Conservatoire et Jardin botanique de Genève un casting* mésanges.
Nous leur avons préparé le cadre, une belle branche avec un fond harmonieux.
Nous les avons rémunérées de graines de tournesols biologiques.
Elles sont venues en grands nombres. Principalement des mésanges charbonnières (Parus major), quelques mésanges bleues (Cyanistes caeruleus) et deux-trois mésanges noires (Periparus ater).
Il y a même une sittelle torcheto (Sitta europaea) qui s’est présentée.
La plupart des participantes n’ont pas bien saisies qu’il fallait se poser tranquillement pour le shooting photos.
Celle qui a été retenue est donc cette jolie mésange noire.
* nota bene: ce genre de casting ne doit se faire qu’en hiver et dans des parcs publics.
Nous désirions allés à la Dôle (1677 mètres) afin d’observer le rut des chamois. La route étant glacée, nous y avons renoncé.
La garde-faune que nous avons croisée en chemin, nous a dit, que cette année, elle les trouvait exceptionnellement calmes.
Finalement, nous avons vu une famille de chamois à environ 880 mètres d’altitude. Ils étaient cinq. Nous avons ou les observer longuement Ils étaient très confiants. Juste quand ils désiraient traverser le chemin, il fallait leur laisser le passage.
Cette jeune chamois, ainsi que son petit frère, semblait particulièrement intéressés par un arbrisseau protégé par un grillage. Est-ce que les jeunes tiges ont meilleure goût ou est-ce l’attrait de l’interdit ?
Ce martin-pêcheur ( (alcedo atthis)) nous a fait la grâce d’un long spectacle.
Cela a commencé à 9h52. Juste un peu avant un râle d’eau était venu, derrière les rideaux de roseaux, voir si les spectateurs étaient bien installés et silencieux.
Puis la star, paré de son magnifique plumage bleu et orange flamboyant a fait son apparition.
Pendant deux longues minutes, le martin-pêcheur s’est posé et nous avons pu le photographier tout à loisirs.
Puis le premier plongeon a eu lieu. Sans succès. Peut-être n’était-ce que l’échauffement.
Nouvelle cession de pose photos.
Puis nouvel essai. Afin de rendre le spectacle encore plus attractif, il faisait quelques fractions de seconde un vol stationnaire. Ensuite il plongeait vif comme l’éclair.
Une fois, le poisson attrapé, il s’est installé une seconde sur un autre tronc pour le manger.
Puis, il y a eu l’entracte.
Entre-deux, afin que nous ne nous ennuyons pas, le râle d’eau faisait quelques apparitions.
La deuxième partie a repris à 10h12, très semblable à la première partie.
Il s’en est suivi une autre pause.
À 10h35, après une pêche plus fructueuse, la représentation s’est terminée.
Les spectateurs sont repartis éblouis. La joie se lisait sur les visages.
J’étais à la recherche d’une fauvette babillarde quand mon oeil a été attiré pa un mouvement et une masse sombre dans un arbre à une hauteur d’environ 1m50.
Quelle ne fut pas ma surprise quand j’ai réalisé qu’il s’agissait d’un surmulot.
Lui, a également été surpris et il s’est enfui en longeant avec agilité le tronc d’arbre.
Deux semaines plus tard, j’ai eu l’occasion de rencontrer un autre individu, ailleurs, dans un environnement plus habituel.
J’ai passé un moment rare avec ce combattant varié (calidrix pugnax).
Il arrive relativement souvent que des limicoles ne soient pas très farouches, car certains viennent de la toundra où ils n’ont jamais rencontré d’humain, par conséquent, il ne l’assimile pas à un prédateur.
.J’ai demandé à un ami de photographier ce beau moment. Sur la photo, le combattant varié n’est guère visible car son plumage à motif d’écailles se confond avec le sable et les cailloux. Il est au bord de la rive à environ 1 mètre 50 de mes chaussures.
Déjà l’année passée, un autre combattant varié avait fait le buzz. Il était resté du 13 au 24 septembre.
C’est vraiment quelque chose d’incroyable d’être si proche d’un être si frêle, Les femelles les plus fines pèsent 70 grammes et les mâles les plus costauds 230 grammes.