Le harle bièvre (Mergus merganser) est un canard plongeur, Son bec très fin à bord denticulé l’aide à saisir les poissons, une de ses nourritures principales.
À Genève, il a quelque peu changé ses habitudes alimentaires. Il ne dédaigne pas le pain qui lui est parfois offert sur les rives du lac.. C’est spécifique au lac Léman, ailleurs, le harle est d’un tempérament farouche,
J’ai observé ce comportement près de l’embarcadère du Molard. Il y a même eu début janvier, un harle huppé mâle qui s’est joint à la colonie des harles bièvres quémandeurs de pain.
Gracieux et élégants, ce beau couple de canards chipeaux (mareca strepera) semblait bien s’entendre. Le mâle allait sous l’eau chercher des plantes aquatiques et partageait ensuite les algues avec sa compagne,
Le canard chipeau est un canard de surface. Son nom lui vient de ses mauvaises habitudes de chiper aux canards plongeurs et aux foulques la nourriture qu’il ne peut saisir car trop profonde.
Le canard chipeau n’aime guère les grands groupes et est assez discret. C’est une espèce en danger !
Son petit oeil noir et son côté rondouillet donne un aspect sympathique au rougegorge famillier (erithacus rubecula). Cependant envers ses congénères, il est plutôt d’un tempérament bagarreur, car il est très territorial. Il en va de sa survie.
Il est facilement observable au niveau du sol près des bosquets. Il se nourrit de vers, d’escargot et de baies.
C’est un oiseau guère farouche qui a une distance d’approche relativement faible. Il vit volontiers près des humains dans les parcs et les jardins. J’ai photographié celui-ci au Jardin botanique de Genève.
La mésange à longue queue a une jolie petite bouille toute ronde.
C’est un passereau minuscule, La mésange à longue queue mesure au maximum 14.5 cm dont 2/3 pour la queue. Elle ne pèse qu’entre 6 à 10 grammes.
Elles vivent par petites bandes, souvent familiales. La nuit, elles dorment pelotonnées les unes contre les autres afin d’éviter de prendre froid. Ce dernier point, les rend encore plus attachantes !
J’ai photographié cette mésange bleue au Jardin botanique de Genève. L’arbre sur lequel elle se trouve est un plaqueminier kaki.
Les feuilles étaient tombées, il ne restait que ces magnifiques fruits. L’arbre avait un grand succès, autant envers les humains qui désiraient connaître son nom, que par les oiseaux attirés par la chair du kaki.
Certaines mésanges avaient carrément la tête dans le kaki qu’elles avaient bien entamé.
La mésange bleue fait partie de la famille des paridés. Il y a une dizaine d’espèces différentes de mésanges en Europe dont plusieurs qui peuvent être observées en Suisse.
Depuis peu, il y un tadorne de Belon qui séjourne sur les rives de Genève, en particulier du côté de la jetée des Pâquis. Il n’est guère farouche. Ce matin, je l’ai vu qui se réveillait. Il avait dormi sur le reposoir installé à côté du départ des Mouettes genevoises.
L’année passée, il y avait une autre espèce de tadorne. Un tadorne casarca dont le plumage est essentiellement roux avec une tête blanche et bec noir.
Tout comme les oies et les bernaches, les tadornes font partie des anatidés.
Depuis quelques années, ces deux bernaches nonnettes ont régulièrement été observées au Creux de Genthod.
Cet été, j’en avais vu également deux à la petite plage à côté de la Pointe à la Bise. J’imagine qu’il s’agit des mêmes individus. Cette fois-là, elles étaient avec trois bernaches du Canada.
On peut différencier les bernaches nonnettes et du Canada par leur tête et leur taille, Au niveau des yeux, la tête de la bernache du Canada est noire. La taille maximale de la nonnette est de 71 cm, alors que celle du Canada peut atteindre 110 cm.